AccueilAlbums photos

1er mai 2017.

L’Aire rendue à la nature

Fragments d’un projet exemplaire

"C’est à partir du cours d’eau que sont établis de nouveaux rapports qui équilibrent, d’une part, les besoins de production agricole, de développement urbain et d’espaces de loisirs et, d’autre part, la nécessité de reconstituer des milieux naturels étendus et continus." (Extrait du dossier "Superpositions")

La renaturation de l’Aire, une rivière qui prend sa source au pied du Salève, en Haute-Savoie, et se jette dans l’Arve en ville de Genève, est l’un des projets-phares du programme cantonal genevois de revalorisation des cours d’eau. Ce projet, commencé en 2002 et réparti sur 4 étapes dont 3 ont déjà été menées à terme, porte sur la réorganisation territoriale et paysagère de la rivière sur plus de quatre kilomètres. Il s’agit aussi de protéger cette plaine contre les inondations et de mieux intégrer ses différentes fonctions environnementales (biodiversité), économiques (production agricole) et sociales (espace de loisirs).

Cette reconfiguration paysagère frappe d’emblée par deux options prises par le collectif d’ingénieurs, de biologistes, d’architectes et autres experts qui l’ont imaginée ensemble : d’une part garder la mémoire de l’ancien canal en le transformant de manière à ce que chacun puisse comparer l’avant et l’après de la renaturation, et d’autre part faire en sorte que la nouvelle rivière, grâce à un aménagement provisoire original, décide elle-même en parallèle de son nouveau tracé.

- Photos aqueduc.info prises entre 2003 et 2017 (CC BY-SA)


- Voir sur youtube la présentation du projet de renaturation de l’Aire
- Zoom sur la renaturation de l’Aire, sur le site du Canton de Genève
- Voir le site superpositions.ch,
- Situer l’espace renaturé de l’Aire sur openstreetmap





Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


Contact Lettre d'information