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2003.

Jadis, l’eau à la ferme et au moulin

Objets exposés au Musée paysan et artisanal de La Chaux-de-Fonds (...)

Objets exposés au Musée paysan et artisanal de La Chaux-de-Fonds

Citerne et réserve d’eau

Quand il pleut dans le Haut-Jura, l’eau ne coule pas dans des ruisseaux et des rivières, ou rarement, mais s’infiltre dans les fissures. Les sources y sont assez rares. Les Montagnons n’ont eu pour seule ressource que de recueillir, dans des citernes, l’eau de pluie qui tombe en abondance.

Hygiène du corps

Dans notre société, la propreté est indissociable de l’eau. Il n’en fut pas toujours ainsi. On constate qu’il n’y a pas eu d’époques sales ou propres ; la toilette a toujours été une préoccupation bien réelle. Ce sont les représentations de la propreté qui ont évolué en fonction des croyances sur l’eau et du développement scientifique.

La lessive

Dans les vallées sèches du Jura, sans source ni rivière, cela se passait à la cuisine près du foyer. On utilisait l’eau des citernes. Au XVIIIe siècle, on a mention de 5 à 8 lessives par année ; on y lavait surtout des draps, des chemises, des nappes. C’était un travail pénible de plusieurs jours.

Les Moulins

Ce n’est pas par plaisir qu’on installait des moulins dans la vallée du Doubs, sombre, humide, bruyante (eau). On craignait les crues, les éboulements, les coulées de pierrailles et les incendies. C’est au XVIe siècle avec l’explosion démographique de la région que s’accroît le nombre des petites usines hydrauliques. Le Doubs était la seule rivière des Montagnes au débit important et constant ; les installations hydrauliques n’y étaient presque jamais paralysées par le gel ou la sécheresse.

(Extrait du dossier de presse de "Point(s) d’eau")




Infos complémentaires

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arrosoirs
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couleuse
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cuvier
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lessiveuse
(photos ©aqueduc.info)

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Glossaire

  • Correction de cours d’eau

    Se protéger contre les crues est un souci de tout riverain. Depuis le 18e s., de vastes travaux ont été menés pour "corriger" certains grands cours d’eau (Kander, Linth, Aar, Rhône, etc.) et gagner des terres cultivables. Changement d’approche dès 1991 avec la loi sur l’aménagement des cours d’eau qui stipule que "leur tracé naturel doit être autant que possible respecté ou, à défaut, reconstitué". Il s’agit non plus de les corriger mais de les "renaturer" ou, quand la restauration n’est que partielle, de les "revitaliser".

Mot d’eau

  • “Enfant, j’ai connu
    le Rhône sauvage ...”

    “ ... À leur tour, les enfants d’aujourd’hui se souviendront de leur Rhône. L’essentiel n’est-il pas de garder vivace le lien qui nous unit à la nature ? Elle est notre véritable identité. L’écouter, c’est apprendre à se connaître.” (Pierrette Micheloud)


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