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14 mars 2006.

Infrastructures de l’eau : « small is beautiful »

« Spreading the Water Wealth : Making Water Infrastructure Work (...)

« Spreading the Water Wealth : Making Water Infrastructure Work for the Poor » (Développer la richesse en eau : rendre les infrastructures de l’eau efficaces pour les pauvres) : sous ce titre, un nouveau rapport de l’organisation International Rivers Network, partenaire des Amis de la Terre, met en évidence l’échec des méga-projets d’infrastuctures qui ne répondent pas aux besoins des populations les plus pauvres, et, à l’inverse, le potentiel immense des petites infrastructures décentralisées. Le financement de ces dernières est une condition nécessaire pour atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire.

Bonne nouvelle : le développement des petites infrastructures en eau décentralisées, bon marché et écologiquement soutenables peut répondre aux besoins fondamentaux des 1 milliards de personnes privées d’eau potable dans le monde, et des 2 milliards privés d’assainissement.

Mauvaise nouvelle : Banque mondiale, institutions financières internationales et gouvernements focalisent au contraire leur aide financière sur les grands barrages et les méga-infrastructures de l’eau. Centralisées et coûteuses, elles ont pourtant des impacts environnementaux et sociaux massifs et souvent inutiles, aggravent les inégalités et ne bénéficient pas aux plus pauvres, comme l’ont montré les travaux de référence de la Commission Mondiale des Barrages. En effet, 80% des populations les plus pauvres dans le monde vivent en milieu rural. Or les grands barrages bénéficient avant tout aux industries, aux mines, à l’agriculture intensive, aux grandes agglomérations.

Patrick McCully d’International Rivers Network explique : « Au Rajahstan, fournir de l’eau coûte 2$ par personne avec des techniques de collecte des eaux de pluie, et 200$ avec le barrage controversé de Sardar Sarovar. En Inde, irriguer un hectare coûte 120$ avec des pompes manuelles, et 3800$ avec Sardar Sarovar. Pourtant, institutions financières internationales et gouvernements dépensent 20 milliards $ par an pour les grands barrages, et ignorent quasi-totalement les solutions bon marché ».

Selon le rapport, dépenser 20 milliards $ sur 10 ans dans des technologies en eau décentralisées, simples et bon marché permettrait de sortir 100 millions de personnes de la misère, pour un bénéfice économique de 300 à 600 milliards $. La dépense représente moins de 10% de ce que les pays en développement ont investi dans les grands barrages dans la décennie 1990.

(Source : communiqué Amis de la Terre)

Le rapport (en anglais)




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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