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15 décembre 2019.

Histoire d’eau … sale,
et d’inégalités

Ce village du sud-est du Ghana dispose d’un forage avec une pompe (...)

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Ce village du sud-est du Ghana dispose d’un forage avec une pompe électrique alimentée par le réseau national. Mais on nous dit que la pompe est en panne depuis plusieurs mois. Et pourquoi ne l’a-t-on pas réparée ou remplacée ? Parce que les chefs du village prétendent n’avoir pas l’argent nécessaire dans le fonds de maintenance alimenté par la vente de l’eau ! Où est passé cet argent ?

En repartant, nous remontons une longue cohorte de femmes et d’enfants portant de lourds récipients. Nous arrivons à la rivière où ils et elles remplissent leurs bassines et jerrycans d’une … "eau" rouge brune. Une jeune fille nous répond qu’ils ne cuisent pas ce liquide avant de le boire !!!

La solidarité entre les genres a encore de gros progrès à faire ici. En dilapidant l’argent de la vente de l’eau, les hommes au pouvoir causent non seulement des corvées pénibles, mais en plus de nombreux malades et morts à cause de l’inqualifiable eau qu’ils forcent femmes et enfants (et aussi les hommes) à consommer.

Si c’était aux hommes d’assumer cette corvée, n’auraient-ils pas immédiatement remis en service le pompage électrique ?

Bernard Béroud
Président de l’association genevoise
Ingénieurs & Architectes Solidaires (IAS)
(Décembre 2019)



Mots-clés

Glossaire

  • Débit résiduel

    Volume d’écoulement qui subsiste après un prélèvement dans un cours d’eau (par exemple pour des besoins d’irrigation ou de production d’énergie). Maintenir un minimum de débit et de profondeur d’eau en aval d’une installation est absolument indispensable pour préserver la qualité de l’eau, assurer la recharge des nappes souterraines, protéger la faune et la flore et offrir des possibilités de loisirs. En Suisse, le débit résiduel minimal à garantir dans les cours d’eau à débit permanents est défini par la législation fédérale.

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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