AccueilInfosAnnées précédentesAnnée 2010

21 juillet 2010.

Gestion collective des eaux du Val-de-Ruz : 12 communes ont donné leur feu vert

N.B. FUSION DES 15 COMMUNES DU VAL-DE-RUZ Le 27 novembre 2011, (...)


N.B. FUSION DES 15 COMMUNES DU VAL-DE-RUZ

Le 27 novembre 2011, les 15 communes du Val-de-Ruz ont décidé leur fusion devenue effective le 1er janvier 2013 sous le nom de "Commune du Val-de-Ruz".

Le syndicat MultiRuz a été dissout et remplacé par le Service des eaux de la nouvelle collectivité.

Les informations ci-dessous, antérieures à ces décisions, gardent toutefois un intérêt historique dans la mesure où, au plan national, le projet MultiRuz a fait quelque temps figure de projet pilote en matière de gestion intégrée par bassin versant. Il aura en tout cas constitué l’un des premiers maillons d’une collaboration intercommunale débouchant au final sur la fusion des 15 communes de la vallée.


Lancé il y a quatre ans, mais freiné l’automne dernier dans sa première mouture, le projet de régionalisation de la gestion des eaux du Val-de-Ruz (canton de Neuchâtel, Suisse) deviendra réalité le 1er janvier 2011. Douze communes représentant 85% de la population du district ont en effet officiellement décidé d’adhérer à ce nouveau syndicat régional qui portera le nom de "Multiruz".

Durant le mois de juin, les législatifs des 10 communes membres de l’actuel Syndicat intercommunal des Eaux du Val-de-Ruz Est (SEVRE) se sont tour à tour ralliés sans exception au projet création de "Multiruz", ce qui n’avait pas été le cas quelques mois auparavant. Deux des six autres communes vauduziennes se sont également prononcées favorablement à leur adhésion. Le projet deviendra donc réalité au début de l’an prochain.

"Multiruz" a pour objectif d’assurer une gestion globale du cycle de l’eau dans le Val-de-Ruz, ce qui comprend la totalité des tâches de planification, d’exploitation et d’entretien de toutes les infrastructures liées à l’eau, ainsi que la maîtrise des investissements et des financements que tout cela implique. Les domaines concernés sont la gestion de l’eau potable, l’évacuation et le traitement des eaux usées, la protection des eaux souterraines et des eaux de surface, la prévention des risques d’inondations, l’entretien des drainages agricoles et des cours d’eaux.

JPEG - 15.1 ko
Situé entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds
à environ 800 m d’altitude, le district du Val-de-Ruz compte 16 communes et près de 15’000 habitants

Après le demi-échec du premier projet, le groupe de travail chargé de son pilotage a remis l’ouvrage sur le métier, afin qu’il réponde mieux aux attentes ou aux réticences des communes directement concernées, dont aucune n’avait d’ailleurs formellement rejeté le principe d’une régionalisation du service des eaux.

Les corrections et adaptations qui ont été apportées au projet peuvent se résumer en quelques points : une transition plus souple entre la mise en place du nouveau syndicat et la dissolution, à terme, des différentes structures existantes du district ; une révision de la structure et des montants de tarification, et une nouvelle mouture de règlement général du syndicat.

Le groupe de travail chargé de piloter le projet "Multiruz" rappelait, avant les votes des législatifs communaux, qu’il s’agit là d’une démarche régionale, initiée par la base, qui répond non seulement à la nécessité d’une meilleure coopération intercommunale, mais également à celle d’une gestion globale et durable de l’eau sur l’ensemble de son cycle par bassin versant.

Professionnaliser la gestion des eaux

Cela permettra notamment de professionnaliser la gestion des eaux et de réaliser des investissements efficaces procurant des économies de l’ordre de 25%. L’uniformisation des tarifs sur toute la région et un service de piquet 24/24 pour le citoyen-consommateur sont d’autres exemples d’avantages apportés par le regroupement des structures communales devenues inadaptées pour répondre efficacement à tous les aspects de la gestion des eaux.

Selon ses concepteurs, “le projet "Multiruz" offre une opportunité concrète et rapide de mettre en œuvre des améliorations conséquentes au bénéfice de la population. Il ne nuit en rien au projet actuel de fusion des communes du Val-de-Ruz. Au contraire, c’est un chapitre important qui serait déjà organisé et repris par l’éventuelle commune unique. De même, les craintes exprimées de privatisation de l’approvisionnement en eau potable sont hors de propos, la législation neuchâteloise excluant une telle évolution.”

Il n’est donc pas exclu que cette gestion commune d’un patrimoine et d’un bien aussi précieux que l’eau puisse à l’avenir servir d’indicateur voire d’exemple et de référence pour d’éventuels autres projets fédérateurs de collaboration régionale. (Source : Groupe de travail, Projet de régionalisation de la gestion des eaux du Val-de-Ruz)


Lien utile

Pages "Eau" du site de la Commune de Cernier

Articles aqueduc.info sur le même sujet

- Le Val-de-Ruz prêt à régionaliser la gestion de ses eaux (23 août 2009)
- Coup de frein dans le projet de régionalisation des eaux du Val-de-Ruz (3 novembre 2009)

- Autre exemple de coopération intercommunale dans les Franches-Montagnes




Infos complémentaires

JPEG - 21.2 ko

:: Les communes
qui ont adhéré
à MULTIRUZ

Cernier
Chézard-Saint-Martin
Dombresson
Engollon
Fenin-Vilars-Saules
Fontainemelon
Fontaines
Les Hauts-Geneveys
Savagnier
Villiers

ainsi que
Les Geneveys-sur-Coffrane
et Le Pâquier
qui ne faisaient pas partie de l’ancien syndicat SEVRE.

Trois autres communes, qui n’ont pas adhéré au projet, restent toutefois en position d’attente. Une seule a clairement dit son refus.


Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


Contact Lettre d'information