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23 mars 2018.

Forum mondial de l’eau : satisfactions brésiliennes

Organisé tous les trois ans par le Conseil mondial de l’eau en (...)

Organisé tous les trois ans par le Conseil mondial de l’eau en collaboration avec un pays hôte, le Forum mondial de l’eau a connu sa huitième édition du 18 au 23 mars 2018 à Brasilia, capitale du Brésil. C’est la première fois qu’il était organisé dans un pays de l’hémisphère sud [1]. Il avait pour thème principal : "Partager l’eau" et pour ambition de mettre l’eau au sommet de l’agenda politique et social.

"Nous avons pleinement atteint notre objectif. Non seulement nous avons eu un très grand nombre de participants, mais nous avons eu une qualité de travail fantastique" a déclaré Benedito Braga, le président brésilien du Conseil mondial de l’eau, lors de la cérémonie de clôture de ce 8ème Forum.

Selon ses organisateurs, plus de 100’000 personnes venues de 172 pays différents auraient participé à ce rendez-vous qui réunissait à la fois de très nombreuses sessions de travail thématiques, une foire-exposition regroupant des stands nationaux, des entreprises publiques et privées, des institutions multilatérales, des organisations de la société civile et des associations, ainsi qu’un Village Citoyen ouvert à toutes les composantes de la société locale, y compris les communautés rurales et les peuples autochtones.

Comme à chacune de ses éditions, ce Forum mondial de l’eau a donné lieu à la publication de nombreuses déclarations et recommandations émanant notamment de Conférences ministérielles et parlementaires et d’autorités locales et régionales.

Parmi les nouveautés de cette année, il convient de mettre en exergue la participation de juges, de procureurs et autres experts du domaine judiciaire, qui ont rédigé une "Déclaration de Brasilia" contenant dix principes-clés relatifs à la promotion de la justice de l’eau [2].

La première journée de cette 8ème édition du Forum mondial de l’eau a également été marquée par la présentation par l’UNESCO de l’édition 2018 de son Rapport annuel mondial sur le développement de l’eau qui, cette année, a pour titre : « Les solutions fondées sur la nature pour la gestion de l’eau » [3]

Pour les autorités brésiliennes, ce Forum offrait aussi une opportunité exceptionnelle de partager les savoirs dans le domaine de l’eau et de "faire de grands progrès sur la qualité de notre relation avec les ressources en eau et le renforcement des politiques publiques en matière d’utilisation adéquate de l’eau". Au point de conclure que l’on n’avait jamais autant parlé de l’eau au Brésil que durant ces cinq journées. (Sources : service de presse du Forum et agences)

- Site officiel du 8e Forum mondial de l’eau (portugais/anglais) :
www.worldwaterforum8.org



Notes

[1Pour mémoire, le Forum mondial de l’eau s’est tenu précédemment à Marrakech (Maroc, 1997), La Haye (Pays-Bas, 2000), Kyoto (Japon, 2003), Mexico (Mexique, 2006), Istanbul (Turquie, 2009), Marseille (France, 2012) et Daegu (Corée du Sud, 2015). Le 9ème Forum est d’ores et déjà prévu à Dakar (Sénégal) en 2021.

[2Voir l’article aqueduc.info : Dix principes pour promouvoir une justice de l’eau

Infos complémentaires

Le Forum alternatif

Parallèlement à l’événement organisé par le Conseil mondial de l’eau et les autorités brésiliennes, Brasilia a aussi hébergé une nouvelle édition du Forum alternatif mondial de l’eau (FAMA) qui pour sa part a réuni quelque 7’000 personnes.

La déclaration finale signée par 36 organisations de la société civile réaffirme leur engagement contre toute privatisation de l’eau et sa marchandisation. Elle dénonce les entreprises qui ont pour objectif le contrôle politique et économique des ressources en eau pour répondre aux intérêts de l’agro-industrie, de l’hydroélectricité et des mines, mais aussi de l’ensemble de l’industrie de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement pour imposer leur modèle de marché et générer des profits financiers.

Elle rappelle aussi que "l’eau est un bien commun qui doit être préservé et géré par les peuples pour les nécessités de la vie" et que cette protection des ressources en eau postule des processus véritablement démocratiques.

Mots-clés

À paraître

Glossaire

  • Débâcle

    Dislocation soudaine de la couverture de glace d’un cours d’eau dont les blocs sont alors emportés rapidement par le courant. Lorsqu’il s’agit de la rupture d’une barrière naturelle de glace formant une retenue d’eau, on parle alors de vidange brutale de lac glaciaire (connue sous l’acronyme anglais de GLOF, “Glacial lake outburst flood”). Dans les deux cas, ce phénomène peut entraîner de graves inondations, voire des catastrophes.

Mot d’eau

  • « Et tous ces gens
    dans l’eau ... »

    “Je pense toujours à cette rivière quelque part, avec cette eau qui coule vraiment vite. Et tous ces gens dans l’eau, qui essaient de se raccrocher les uns aux autres, qui s’accrochent aussi fort qu’ils peuvent, mais à la fin c’est trop difficile. Le courant est trop puissant. Ils doivent lâcher prise, se laisser emporter chacun de son côté. Je pense que c’est ce qui nous arrive, à nous.” (Kazuo Ishiguro, "Auprès de moi toujours", 2005)


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