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16 octobre 2020.

En un an les glaciers suisses ont encore perdu 2% de leur volume

Le recul des glaciers n’a pas connu de relâche durant l’été 2020, (...)

Le recul des glaciers n’a pas connu de relâche durant l’été 2020, annonce l’Académie suisse des sciences naturelles. Et même si les conditions météorologiques n’ont pas été extrêmes au cours des 12 derniers mois, près de 2% de leur volume total ont été perdus dans tout le pays. En septembre 2020, l’épaisseur de neige la plus basse depuis le début des observations il y a 100 ans a été mesurée au glacier d’Aletsch près du Jungfraujoch. La tendance négative se poursuit et le déclin reste massif : la quantité d’eau perdue par les glaciers suisses en 60 ans suffirait à remplir le Lac de Constance.

Les pertes sont toutefois d’importance inégale : alors que les glaciers plats de basse altitude (tel celui de Tsanfleuron en Valais) ont connu une réduction moyenne de l’épaisseur de glace de 2 mètres, ceux situés en haute altitude, dans les parties méridionales du Valais, du Tessin et de l’Engadine (le Findelgletscher ou le Ghiacciaio del Basòdino par exemple) n’ont perdu qu’un demi-mètre environ en raison de la grande quantité de neige tombée au début de l’hiver et des chutes de neige en été.

Le recul des glaciers change considérablement le paysage alpin : les marges glaciaires se retirent et de nouveaux lacs de montagne apparaissent. Parce qu’ils se désintégraient, certains petits glaciers comme le Vadret dal Corvatsch dans les Grisons ont été retirés du réseau de surveillance. Le retrait des glaciers génère également de nouveaux dangers, à l’exemple de l’avalanche de glace sur le glacier du Turtmann en Valais et la vidange du lac glaciaire sur la Plaine Morte dans l’Oberland bernois. (Source : Académie suisse des sciences naturelles)




Mots-clés

Glossaire

  • Amphibie

    Ce mot d’origine grecque signifie « double vie » et s’applique à des animaux et à des végétaux vivant dans l’eau mais capables en même temps de se développer hors de l’eau. C’est le cas des amphibiens (grenouilles, salamandres, etc.), mais aussi de certains mammifères (phoques, hippopotames, crocodiles, castors, etc.) et de quelques poissons et insectes. Les plantes amphibies, tels les nénuphars, ont une partie immergée et une autre émergée, parfois flottante ; certaines peuvent s’adapter à d’importantes variations du niveau d’eau.

Mot d’eau

  • Tout peut aisément s’expliquer ...

    « Tout ce qu’on voit encore se développer dans les airs et naître au-dessus de nous, tout ce qui se forme dans les nuages, tout enfin, neige, vents, grêle, gelées, et le gel si puissant qui durcit le cours des eaux et ralentit ou arrête ça et là la marche des fleuves, tout cela peut aisément s’expliquer, ton esprit n’éprouvera aucune peine à en comprendre les causes et à en pénétrer le secret, du moment que tu connais bien les propriétés des atomes. » (Lucrèce, 1er s. av.J.C.)


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