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15 décembre 2018.

En Suède, des architectes revisitent le château d’eau

Varberg, petite ville de la côte ouest de la Suède en plein (...)

Varberg, petite ville de la côte ouest de la Suède en plein développement, a besoin d’un nouveau château d’eau pour garantir l’approvisionnement en eau potable de ses habitants. Elle a choisi pour cela de lancer un concours d’architecture basé sur trois mots-clés : sécurité, puissance, créativité. Et son jury a finalement porté son choix sur le projet d’un collectif d’architectes jugé "innovant et sortant du cadre des idées reçues" : au lieu de la tour traditionnelle des réservoirs, c’est une structure horizontale allongée en forme de vague stylisée qui servira de nouvel emblème à la ville.

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Le nouveau château d’eau de Varberg, composé de deux réservoirs d’une capacité totale de 10’000 mètres cubes,
sera construit à partir de 2020 et devrait être opérationnel deux ans plus tard.(Maquettes White Arkitekter))

L’eau, explique dans ses considérants le jury du concours d’architecture New Water Tower Varberg, on peut la regarder de diverses façons, mais à Varberg, ville imprégnée par la proximité de la mer et la présence du vent, c’est d’abord dans les vagues qu’on la perçoit et la ressent.

Le nouveau château d’eau VÅGA imaginé par le collectif White Arkitekter reflète donc une grande force symbolique pour une population qui depuis longtemps pratique le surf et d’autres sports nautiques [1] : à l’image des vagues sans fin qui déferlent sur les plages, l’eau potable se déverse en permanence dans des réseaux de distribution de plusieurs kilomètres dont le château d’eau est le principal élément visible.

Le jury a été séduit par ce projet qui selon lui révèle la force de l’eau en mouvement et démontre que l’on peut concevoir un château d’eau autrement que sous sa forme traditionnelle ronde et verticale sans pour autant sacrifier aux aspects pratiques d’une installation fonctionnelle. De plus, la rangée de neuf piliers qui soutiendront le futur réservoir fera écho à d’autres lignes verticales qui ponctuent le paysage de la côte : une rangée d’éoliennes et les pylônes radio de la station historique de Grimeton.

Pour le collectif White Arkitekter [2], une construction horizontale convient mieux aux fonctions du château d’eau. Sa forme illustrant la fluidité de l’eau le rendra "immédiatement reconnaissable sur de grandes distances à travers le paysage plat de la région". Sa structure extérieure faite de panneaux concaves changera d’apparence tout au long de la journée en fonction des jeux naturels d’ombre et de lumière et sa forme allongée pourra être perçue comme "très fine ou extrêmement longue" selon l’angle de vue. (Source : Varbers Kommun / White Arkitekter)

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Dimensions de l’ouvrage : longueur = 187 m ; largeur = 9 m ; hauteur totale (en partie centrale) = 30 m.
Réservoirs : hauteur = 8 m ; capacités : 5070 m3 + 4930 m3. (Cliquer sur les images pour les agrandir)



Notes

[2White Arkitekter est un collectif interdisciplinaire d’architecture urbaine et paysagère et de design intérieur. Engagé dans la promotion de modes de vie durables, il regroupe quelque 900 personnes organisées en réseaux et réparties dans une douzaine de bureaux d’études en Suède, au Danemark, en Norvège et au Royaume-Uni. Lars Zackrisson, Magnus Kollén, Mattias Lind et Per Hultcrantz forment l’équipe qui a tout particulièrement travaillé sur le projet de château d’eau de Varberg. Site web : whitearkitekter.com.

Mots-clés

Glossaire

  • Pénurie

    Les pénuries surviennent lorsqu’il n’y a pas assez d’eau pour satisfaire à la fois les demandes humaines et les besoins de la nature, soit parce que cette eau fait physiquement défaut, soit parce que la demande est excessive ou que la ressource a été surexploitée, soit parce que le manque d’infrastructures, de moyens financiers ou de compétences techniques ne permet pas à une population de s’approvisionner en eau de quantité et de qualité suffisantes, soit aussi parce que des groupes humains sont empêchés par d’autres d’y avoir accès.

Mot d’eau

  • Un grand fleuve

    C’est le destin de tous les grands fleuves que d’être unique au monde, et chacun pour lui sans jamais pouvoir en toucher d’autres autrement que pour l’absorber (...) Le Fleuve, même si proche, ignore tous ses congénères. Il ne se sépare de l’immense nappe souterraine que pour couler aussitôt une âpre vie singulière, isolée par des barrières que jamais son Génie ne surmontera, et delà, on sait vers quel néant marin il se dissout ... (Victor Segalen, 1878-1919)


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