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7 février 2008.

En 2007, les glaciers suisses ont continué de fondre

L’an dernier, les glaciers suisses ont presque tous reculé et (...)

L’an dernier, les glaciers suisses ont presque tous reculé et diminué en volume de glace. 88 des 91 glaciers dont l’évaluation est terminée ont diminué de longueur, un seul a fait une légère progression et la langue glaciaire des deux autres est restée stationnaire. Autrement dit, la tendance au recul observée ces dernières années se poursuit.

Pour trois glaciers - Basòdino (Tessin), Gries (Valais) et Silvretta (Grisons) - les mesures des variations de longueur ont été complétées par la détermination du bilan de masse (différence entre l’apport de neige et la fonte de glace). A la différence des changements de longueur, le bilan de masse reflète plus clairement et sans retard les conditions météorologiques de la période de mesure. Il s’avère que chacun de ces trois glaciers a subi une perte de masse pendant l’année du rapport.

Comparée aux quinze années précédentes, 2007 se place au quatrième rang derrière les pertes record de 2003, 2006 et 1998. Ce qui s’explique principalement par les faibles précipitations de l’hiver (l’hiver 2006/2007 a même été dans toute la Suisse le plus chaud depuis le début des mesures en 1864). . En montagne, les maxima des hauteurs de neige ont déjà été atteints en mars, soit un mois plus tôt que d’ordinaire. La neige a fondu en avril à un rythme accéléré et deux à quatre semaines plus tôt que d’ordinaire.

À noter enfin que l’hiver doux et pauvre en neige a eu des effets variés sur le pergélisol (le sol gelé en permanence) : les parois de rochers raides et sans neige se sont réchauffées sous l’effet des températures d’hiver élevées. Sur la paroi nord de l’Eiger par exemple, à 2800 mètres d’altitude, des températures positives ont été mesurées pendant plusieurs jours déjà pendant la seconde moitié d’avril. En terrain plat par contre, la faible couche de neige a eu un effet isolant médiocre, si bien que le sous-sol a été exposé plus fortement au froid de l’hiver.

(Source : communiqué de l’Académie suisse des sciences naturelles)




Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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