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4 août 2005.

Eau et santé en Europe : un traité entre en vigueur

Suite à sa ratification par seize pays, le Protocole sur l’eau et (...)

Suite à sa ratification par seize pays, le Protocole sur l’eau et la santé annexé à la Convention d’Helsinki de 1992 sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux est entré en vigueur. Ce traité a pour objectif d’améliorer la santé en contribuant à la prévention des maladies d’origine hydrique en Europe.

Ce Protocole sur l’eau et la santé est le premier accord international juridiquement contraignant qui porte sur la lutte contre les maladies d’origine hydrique. Il porte non seulement sur l’approvisionnement en eau potable et un assainissement satisfaisant, mais également sur la protection des ressources en eau à l’échelle de bassins. Le Protocole demande aux pays qui le ratifient :

- de renforcer leur système de santé ;
- d’améliorer la planification et la gestion des ressources en eau ;
- d’améliorer la qualité de l’approvisionnement en eau et des services d’assainissement ;
- de s’attaquer aux futurs risques pour la santé ;
- d’assurer la sécurité des eaux de loisirs.

Seize pays l’ont déjà ratifié : Albanie, Azerbaïdjan, Belgique, Estonie, Fédération de Russie, Finlande, France, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Norvège, République tchèque, Roumanie, Slovaquie et Ukraine.

Les ressources hydriques transfrontières sont nombreuses dans la Région européenne de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’utilisation durable de ces ressources passe par la coopération internationale, d’autant que certains pays sont parfois extrêmement tributaires de leurs voisins pour 50 à 90% de leur eau.

D’énormes besoins

La plupart des 877 millions d’habitants de cette région trouvent normal de pouvoir utiliser de l’eau potable, mais de trop nombreuses personnes ne disposent pas encore d’un approvisionnement régulier en eau potable.

Selon les chiffres publiés par l’Organisation mondiale de la santé, près de 140 millions de personnes (16%) vivent dans un logement sans raccordement à un réseau d’approvisionnement en eau potable, 85 millions d’habitants (10%) ne disposent pas d’un système d’assainissement digne de ce nom et plus de 41 millions de personnes (5%) n’ont pas accès à une source d’approvisionnement en eau potable.

Les maladies transmises par des micro-organismes présents dans l’eau qui exigent une action prioritaire sont le choléra, la dysenterie bacillaire, l’infection entérohémorragique à Escherichia coli, la fièvre typhoïde (et paratyphoïde) et l’hépatite virale A.

Les pays parties au Protocole examineront leur système de surveillance des maladies et de détection des épidémies, et prendront les mesures les plus appropriées pour réduire le nombre de cas de maladies, notamment par la vaccination, le traitement de l’eau et l’amélioration de sa distribution.

L’incidence des maladies infectieuses causées par de l’eau de boisson de mauvaise qualité est souvent la plus élevée chez les enfants âgés de 6 à 11 mois. Dans la Région européenne de l’OMS, ce facteur de risque cause chaque année plus de 13 000 décès dus à la diarrhée parmi les enfants âgés de 0 à 14 ans. Les pays d’Europe centrale et orientale et d’Asie centrale sont les plus touchés.


- Source : Communiqué de presse OMS Bureau régional de l’Europe, 3 août 2005
- Présentation du Protocole sur l’eau et la santé (document pdf, en anglais seulement)
- En bref : la Convention d’Helsinki (1992) sur les cours d’eau transfrontières et lacs internationaux




Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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