AccueilInfosOn en parle

29 octobre 2021.

Eau et climat : l’appel urgent des agences de l’ONU

Deux jours avant l’ouverture à Glasgow de la Conférence sur les (...)

Deux jours avant l’ouverture à Glasgow de la Conférence sur les changements climatiques (COP26), les chefs de dix organisations spécialisées des Nations Unies ont adressé une lettre à tous les gouvernements de la planète afin qu’ils agissent de toute urgence pour faire face aux impacts du changement climatique sur les ressources en eau.

Le message des hauts responsables de ces dix agences onusiennes [1] s’ouvre sur un constat indéniable. Le changement climatique est une menace pour tous les habitants de la planète et c’est par le biais de l’eau qu’on en ressent principalement ses effets : il fait que les sécheresses et les inondations sont de plus en plus extrêmes et de plus en plus fréquentes, il affaiblit les réserves naturelles de l’eau dans la glace et la neige.

« L’augmentation de la température et la variabilité des régimes d’écoulement des masses d’eau affectent fortement la qualité des eaux de surface et des eaux souterraines. La modification des régimes de précipitations a déjà un impact sur l’agriculture, sur les systèmes alimentaires et sur les moyens de subsistance qui deviennent de plus en plus vulnérables, ainsi que sur les écosystèmes et la biodiversité. L’élévation du niveau des mers menace les communautés, les infrastructures, les environnements côtiers et les aquifères. »

Les signataires de cette lettre, qui rappellent au passage que l’eau est le « connecteur climatique » qui ouvre de multiples opportunités de collaboration et de coordination au niveau international, énumèrent une bonne dizaine de champs d’action possibles. Ils demandent, entre autres, que les agendas nationaux et régionaux de l’eau et du climat soient intégrés dans les mécanismes de la coopération transfrontalière, que les personnes et les institutions concernées voient leurs capacités renforcées pour mener à bien les actions appropriées d’adaptation et de résilience au changement climatique, que les systèmes mondiaux de surveillance et d’inventaire des ressources en eau bénéficient des financements qui leur permettront de fournir des informations actualisées sur les niveaux actuels et futurs de la disponibilité de l’eau et de sa qualité, ou encore que tous les habitants de la planète aient accès à des alertes rapides sur les catastrophes liées à l’eau pour se mettre à l’abri des dangers et protéger leurs moyens de subsistance. (Source : OMM)




Notes

[1Cette lettre porte les signatures des directeurs généraux ou secrétaires exécutifs de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du Fonds international de développement agricole (FIDA), du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), de l’Université des Nations Unies (UNU), de la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU) et du Partenariat mondial pour l’eau (GWP).
Voir ce document dans sa version originale en anglais >

Mots-clés

Glossaire

  • Ablution

    Dans le vocabulaire des religions, l’ablution est un rite de purification du corps, par immersion totale ou par aspersion, pratiqué individuellement ou collectivement dans des situations particulières, notamment après un contact avec des choses jugées impures ou avant un acte religieux comme la prière. Fréquente dans le judaïsme et l’Islam, mais aussi dans le bouddhisme, l’hindouisme et le shintoïsme, l’ablution rituelle a pratiquement disparu de la liturgie chrétienne.

Mot d’eau

  • Longer les fleuves

    « J’aimais les chemins en bordure des fleuves. Aller avec le courant de leur eau et sentir leur respiration au gré de la marche. Les fleuves vivaient. Ils avaient fait les villes. Au cours des dizaines de milliers d’années, ils avaient usé les montagnes, transporté les terres, comblé les mers, puis fait pousser les arbres. Depuis le début des temps, les villes leur appartenaient, et sans doute ne cesseront-elles jamais de leur appartenir. » (Haruki Murakami, "La course au mouton sauvage", 1982)


Contact Lettre d'information