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22 mars 2010.

Eau du robinet dans les bistrots suisses : consommateurs et restaurateurs s’expliqueront

En Suisse, la Journée mondiale de l’eau 2010 a donné l’occasion aux (...)

En Suisse, la Journée mondiale de l’eau 2010 a donné l’occasion aux partisans et opposants de la gratuité de l’eau dans les restaurants de lancer une nouvelle fois leurs arguments sur la place publique. Point positif : les organisations de consommateurs et la fédération professionnelle des restaurateurs se rencontreront dans quelques semaines pour s’expliquer mutuellement sur leurs positions.

Trois organisations suisses de consommateurs – Associazione consumatrici e consumatori della Svizzera italiana, Fédération romande des consommateurs et Stiftung für Konsumentenschutz – ont inscrit dans leur agenda 2010 la problématique de la consommation de l’eau du robinet, dans les usages domestiques comme dans le secteur de la restauration.

Elles font remarquer qu’en Suisse « la consommation d’eau en bouteille ne se justifie ni par des raisons hygiéniques, ni pour des motifs économiques, et qu’elle a en outre un impact sur l’environnement plus élevé que celui de l’eau du robinet ». Elles demandent donc que la consommation d’eau du robinet soit favorisée, aussi dans le secteur de la restauration.

Les trois organisations ont écrit à toutes les sections cantonales de GastroSuisse, la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Suisse, pour les inciter à faire en sorte que leurs clients puissent recevoir gratuitement (ou à un prix vraiment modeste) l’eau du robinet lorsqu’ils consomment un repas principal. Cette initiative vise, disent-elles, « à mettre un peu d’ordre et de trouver une solution harmonisée susceptible de mettre fin à l’arbitraire qui règne entre les établissements d’un même canton ».

Si cette proposition n’aboutit pas, elles se disent prêtes à entreprendre les démarches nécessaires pour que les législations cantonales prévoient un régime obligatoire en la matière, ce qui se fait déjà dans le canton du Tessin : lorsque le gérant d’un établissement sert des repas principaux, il doit aussi offrir gratuitement l’eau.

« Tout service a un coût »

Du côté de GastroSuisse, on fait remarquer que « le client n’a pas droit à un verre d’eau gratuit » et que même si nombre de restaurateurs offrent de l’eau du robinet à leur clientèle, ils peuvent pour cela fixer un prix, car un service entraîne toujours des dépenses et des coûts pour celui qui l’assure : « à long terme, aucun entrepreneur ne peut se permettre de proposer des produits et services gratuitement ou à un prix inférieur à ces propres dépenses ». Reste cependant la possibilité pour l’entrepreneur, mais c’est son choix, de considérer la distribution de l’eau du robinet comme un élément de marketing ou rentrant dans ses frais généraux.

Autant de thèmes sur lesquels représentants des consommateurs et des professionnels de la restauration auront l’occasion de s’expliquer au cours d’une réunion qu’ils ont convenu de tenir fin mai ou début juin 2010.

(Source : communiqués FRC et GastroSuisse)

Liens

- Fédération romande des consommateurs (FRC)
- GastroSuisse




Infos complémentaires

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(Photo Helvetas)

:: L’eau sale
tue chaque jour
4000 enfants

Le 22 mars 2010, pour la Journée mondiale de l’eau, Helvetas, organisation privée suisse de coopération au développement, a disposé sur la Place fédérale à Berne 4000 biberons symbolisant les victimes de la crise de l’eau dans le monde. Chaque jour en effet, ce ne sont pas moins de 4000 enfants qui meurent dans les pays du Sud pour des causes liées à la mauvaise qualité de leur eau.

Helvetas, qui rappelle que durant l’été nombre d’enfants jouent sur cette place avec les jets d’eau qui lui servent de décor, demande un plus grand engagement de la Confédération pour que l’accès à l’eau potable soit reconnu comme un droit humain et pour que davantage de moyens de solidarité soient déployés pour que cet accès devienne réalité dans les régions où cela fait cruellement défaut.

Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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