AccueilBloc-Notes

4 novembre 2019.

Du plomb dans l’eau potable au Canada

Les réseaux d’eau de plusieurs villes canadiennes présentent des (...)

Les réseaux d’eau de plusieurs villes canadiennes présentent des niveaux de plomb qui excèdent les limites autorisées par la législation nationale. C’est la conclusion d’une vaste recherche menée pendant une année sous les auspices de l’Institut du journalisme d’enquête de l’Université Concordia de Montréal en collaboration avec plusieurs organes de presse, dont Le Devoir. Selon les experts qui ont analysé et validé les données recueillies, on trouve dans presque toutes les provinces des villes ayant des problèmes de plomb dans l’eau similaires sinon pires que ceux qu’a connus la ville américaine de Flint en 2016 [1].

Diverses raisons sont avancées pour expliquer ces contaminations : "une eau très corrosive, des milliers de kilomètres de conduites en plomb enfouies et des méthodes de dépistage désuètes [qui] forment un cocktail inquiétant à plusieurs endroits". La sous-estimation de la gravité du problème pourrait être due également aux méthodes de prélèvement et d’analyse utilisées par les services de l’eau. Le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal, entre autres, ont d’ores et déjà annoncé des mesures visant à éliminer les concentrations de plomb et protéger la santé de la population.




Notes

[1Voir l’article aqueduc.info : Flint, où coule l’eau-poison de la crise (4 mai 2016).

Mots-clés

Glossaire

  • Eau potable

    La législation suisse sur les denrées alimentaires définit l’eau potable comme une "eau naturelle ou traitée qui convient à la consommation, à la cuisson d’aliments, à la préparation de mets et au nettoyage d’objets entrant en contact avec les denrées alimentaires". Cette eau doit être "salubre sur les plans microbiologique, chimique et physique". La loi définit de manière précise les exigences de qualité auxquelles elle doit satisfaire en tout temps et les concentrations maximales admissibles de diverses substances.

Mot d’eau

  • Eaux de source

    "Rosette témoigna, pour apaiser sa soif, le désir de boire aussi de cette eau, et me pria de lui en apporter quelques gouttes, n’osant pas, disait-elle, se pencher autant qu’il le fallait pour y atteindre. Je plongeai mes deux mains aussi exactement jointes que possible dans la claire fontaine, ensuite je les haussai comme une coupe jusqu’aux lèvres de Rosette, et je les tins ainsi jusqu’à ce qu’elle eût tari l’eau qu’elles renfermaient, ce qui ne fut pas long, car il y en avait fort peu, et ce peu dégouttait à travers mes doigts, si serrés que je les tinsse." (Théophile Gauthier, "Mademoiselle de Maupin", (...)

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


Contact Lettre d'information