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22 octobre 2009.

“Du Nil à Alexandrie” au Laténium d’Hauterive-Neuchâtel

Pendant sept mois, le Musée d’archéologie d’Hauterive accueille en (...)

Pendant sept mois, le Musée d’archéologie d’Hauterive accueille en première mondiale une exposition temporaire consacrée aux usages de l’eau à Alexandrie et en Egypte, de l’Antiquité à nos jours. Cette thématique n’a rien d’abstrait quand on sait à quel point la gestion de l’eau potable est d’actualité au Proche-Orient. Cette exposition a pour ambition de remettre les interrogations actuelles dans leur perspective historique : les sociétés égyptiennes, au cours des siècles, ont en effet toujours trouvé des réponses aux défis environnementaux qui leur étaient posés.

C’est en 2006, lors d’un passage à Neuchâtel de l’égyptologue français Jean-Yves Empereur, directeur du Centre d’études Alexandrines, à Alexandrie, que germa l’idée d’une exposition itinérante dont le coup d’envoi a donc été donné au Laténium et qui ensuite poursuivra son bonhomme de chemin dans plusieurs villes du monde.

Parcourant l’exposition, le visiteur est invité à descendre la vallée du Nil jusqu’à Alexandrie, découvrant au fil des étapes la navigation antique, la faune aquatique des rives du fleuve, la crue du Nil évoquée par une stèle gravée de hiéroglyphes et par les gourdes du Nouvel An. Suivant ensuite le canal du Nil à Alexandrie, il fait connaissance avec les divinités et les saints qui ont marqué les populations locales au fil des siècles, avant de gagner la partie centrale de l’exposition, qui, à l’aide de maquettes, retrace l’histoire des citernes d’Alexandrie.

Le parcours se poursuit par différentes inventions égyptiennes : instrument de musique (orgue hydraulique), instrument de mesure du temps (clepsydre), engins mécaniques pour extraire l’eau (chadouf, sakieh, vis d’Archimède). Enfin, la dernière partie de l’exposition présente l’usage de l’eau à une époque récente : porteuses d’eau, ‘gargoulettes’ et ‘arbre à pots’. La visite s’achève par les techniques d’architecture navale, des embarcations en papyrus (‘papyrella’) aux barques à planches assemblées.

Un ouvrage détaillé (*), rédigé par des spécialistes de l’eau et de son utilisation dans l’Egypte ancienne, a été préparé tout spécialement pour l’ouverture de l’exposition du Laténium. Des articles inédits décrivent et expliquent comment les Alexandrins, et les Egyptiens de manière plus générale, ont exploité l’eau du Nil depuis l’époque pharaonique jusqu’à nos jours. (Source : dossier de presse, Laténium)

(*) Isabelle Hairy (dir.), "Du Nil à Alexandrie : Histoire d’eaux". Editions Harpocrates, Alexandrie, 2009.

- Pour en savoir plus, consulter le site du Laténium




Infos complémentaires

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Tous les objets archéologiques présentés au Laténium ont été prêtés par des institutions publiques et privées suisses. Provenant d’Alexandrie même ou de la vallée du Nil, ces objets sont tous étroitement liés au thème de l’eau. Aux côtés d’une trentaine de pièces archéologiques originales (statuettes, figurines, sculptures en bois, stèles peintes et gravées, céramiques, etc.), divers documents tels que gravures, plans et cartes postales fournissent des détails passionnants sur l’histoire de la ville. Des maquettes de citernes médiévales dévoilent une architecture étonnante et montrent comment les Alexandrins ont réussi à développer une ville privée de sources d’eau douce et qui allait pourtant devenir l’une des plus prospères de la Méditerranée.

La scénographie sensibilise le public aux diverses utilisations de l’eau aux temps anciens. Elle présente les engins mécaniques remontant l’eau des bassins pour arroser les champs, les horloges à eau ou encore l’approvisionnement en eau par canaux depuis le Nil, remplissant d’énormes citernes aménagées sous la ville dès l’Antiquité. On y présente également le rôle de l’eau dans les rituels et les croyances égyptiennes et son importance dans les pratiques funéraires. (Source : dossier de presse, Laténium)

Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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