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17 décembre 2010.

Des militants québécois lancent un projet de communautés bleues

Trois organisations citoyennes du Québec - le Conseil des (...)

Trois organisations citoyennes du Québec - le Conseil des Canadiens, le Syndicat canadien de la fonction publique et la Coalition Eau Secours ! - publient conjointement un guide du projet ‘Communautés Bleues du Québec’. Objectif : aider les militants communautaires et les autorités locales à protéger les ressources en eau communes face aux pressions de plus en plus fortes en faveur de la commercialisation de l’eau et de la privatisation des services d’approvisionnement en eau.

Les motivations de ces organisations militantes sont doubles : d’une part, les ressources en eau douce du Québec sont de plus en plus polluées et exploitées d’une façon jugée non durable ; d’autre part, les services publics d’approvisionnement en eau sont confrontés à des menaces accrues d’insuffisance de fonds et de privatisation. Il est donc urgent, disent-elles, d’assurer que l’eau soit utilisée de façon responsable et allouée de façon équitable.

Pour les mouvements initiateurs du projet, une Communauté bleue est une collectivité qui adopte un cadre communautaire sur l’eau afin de reconnaître l’eau comme bien commun, n’appartenant à personne en particulier et comme étant la responsabilité de toutes et de tous. Cette démarche citoyenne s’appuie sur le fait qu’au Québec les municipalités sont responsables de la qualité de l’eau, de l’alimentation en eau, du traitement de l’eau et de sa conservation.

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Argumentations à l’appui, le projet Communautés bleues demande concrètement aux municipalités de :

- Reconnaître l’eau comme un droit de la personne : le Canada a non seulement refusé cette reconnaissance au plan national, il a également cherché à freiner son adoption dans le droit international
- Faire la promotion des services d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées financés et exploités par le secteur public : ces dernières années, le gouvernement canadien a fait de la privatisation de l’eau un élément clef de son programme par le biais de mécanismes de financement visant à promouvoir les partenariats publics-privés
- Interdire la vente d’eau embouteillée dans les établissements municipaux et lors d’événements municipaux : l’industrie de l’eau embouteillée vend de l’eau, ressource publique, avec d’importants profits sans aucun retour à la population
- Interdire la fluoration de l’eau potable : cette pratique appuyée par le gouvernement pour prévenir la carie dentaire va à l’encontre des principes d’une bonne éthique médicale.

Outre des explications sur chacun des quatre engagements préconisés, le guide du projet Communautés bleues du Québec propose des modèles de bonnes pratiques, des suggestions d’actions concrètes et des exemples de déclarations officielles. (bw)

- Le guide du projet Communautés bleues du Québec est disponible sur le site de la Coalition Eau Secours !




Glossaire

  • Bief

    À l’origine, ce mot désignait un canal de dérivation amenant les eaux d’un cours d’eau vers une installation hydraulique (roue à aubes de moulin, turbine hydroélectrique, etc.) ou vers des ate-liers utilisant l’énergie hydraulique (usines de tissage, scieries, etc.). Par bief, on entend aussi aujourd’hui une section de cours d’eau entre deux chutes ou d’un canal de navigation entre deux écluses.

Mot d’eau

  • Eaux usées

    "Dans un monde où la demande en eau douce augmente sans cesse, et où les ressources en eau limitées subissent de plus en plus des contraintes du fait de la surexploitation, de la pollution et des changements climatiques, il est tout simplement impensable de négliger les opportunités qu’offre l’amélioration de la gestion des eaux usées." (Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau 2017)


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