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novembre 2000.

D’où vient et où part toute l’eau de l’Allondon

Steeve Ebener, chercheur de l’Institut Forel à Versoix, près de (...)

Steeve Ebener, chercheur de l’Institut Forel à Versoix, près de Genève, a étudié les 147 km carrés du bassin versant de l’Allondon, une rivière qui a sa source au pied de la chaîne du Jura, dans le département français de l’Ain, qui pénètre ensuite sur territoire suisse et se jette dans le Rhône en aval de Genève.

Le chercheur a morcelé ce bassin versant en une mosaïque de carrés de 25 mètres de côté. Pour chaque carré, il a rassemblé toutes les informations ayant une influence sur le parcours de l’eau : climat, topographie, couverture végétale, nature du sol et du sous-sol, etc.

Beaucoup de patience dans la collecte des informations et autant de persévérance dans l’utilisation conjointe de plusieurs logiciels existants lui ont finalement permis de mettre au point un modèle informatique qui définit - pour chaque mois de l’année - la distribution spatiale et l’évolution de l’eau dans tout le bassin. En fin de compte, le modèle produit des cartes mensuelles en couleurs qui révèlent, pour chaque carré de la mosaïque, quelle quantité d’eau tombe, comment elle réagit avec la végétation et le sol, combien s’évapore et combien s’infiltre dans le terrain.

Le total des douze mois montre que, chaque année en moyenne, le bassin versant de l’Allondon reçoit 190 millions de mètres cubes d’eau sous forme de pluie et 4 autres millions résultant de la fonte des neiges. Sur ce total, 26 millions de mètres cubes sont interceptés par la végétation qui en restitue 8 millions au terrain.

Au total, 176 millions de mètres cubes se retrouvent au niveau du sol : 92 ruissellent en surface et 84 s’infiltrent. Pour parfaire le calcul, il faut encore retrancher 61 millions de mètres cubes qui retournent dans l’atmosphère sous forme de vapeur.

-  Référence : Steeve Ebener, " Utilisation d’un SIG en mode raster pour la spatialisation du bilan hydrique à l’échelle mensuelle, application au bassin versant de l’Allondon (France,Suisse). Terre et Environnement, 20 (2000). Présentation de Pierre-André Magnin, dans Campus, Magazine de l’Université de Genève, numéro 49, novembre 2000.




Mots-clés

Glossaire

  • Pénurie

    Les pénuries surviennent lorsqu’il n’y a pas assez d’eau pour satisfaire à la fois les demandes humaines et les besoins de la nature, soit parce que cette eau fait physiquement défaut, soit parce que la demande est excessive ou que la ressource a été surexploitée, soit parce que le manque d’infrastructures, de moyens financiers ou de compétences techniques ne permet pas à une population de s’approvisionner en eau de quantité et de qualité suffisantes, soit aussi parce que des groupes humains sont empêchés par d’autres d’y avoir accès.

Mot d’eau

  • Un grand fleuve

    C’est le destin de tous les grands fleuves que d’être unique au monde, et chacun pour lui sans jamais pouvoir en toucher d’autres autrement que pour l’absorber (...) Le Fleuve, même si proche, ignore tous ses congénères. Il ne se sépare de l’immense nappe souterraine que pour couler aussitôt une âpre vie singulière, isolée par des barrières que jamais son Génie ne surmontera, et delà, on sait vers quel néant marin il se dissout ... (Victor Segalen, 1878-1919)


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