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27 février 2007.

Cours d’eau valaisans : bilan de qualité assez positif

Les autorités valaisannes sont plutôt rassurées : les résultats des (...)

Les autorités valaisannes sont plutôt rassurées : les résultats des analyses chimiques, bactériologiques et biologiques qui ont été réalisées sur la qualité des principaux cours d’eau du canton permettent de dresser un bilan globalement positif. Il faut en chercher la raison principale dans les efforts consentis en matière d’épuration des eaux usées des ménages et de traitement des effluents industriels, ainsi que dans des pratiques agricoles toujours plus respectueuses de l’environnement.

« La qualité des cours d’eau valaisans, commente le Conseiller d’État Jean-Jacques Rey-Bellet, est dans l’ensemble plutôt bonne. Mais l’étude complète des eaux du Rhône, des cours d’eau latéraux et des canaux de plaine a mis en évidence des déficits ponctuels. Il n’est pas envisageable de les résoudre tous d’un seul coup de baguette magique. Mais il est raisonnable de les aborder l’un après l’autre, avec constance et insistance. »

Faut-il rappeler que l’eau est l’une des plus importantes ressources naturelles du Valais qui en fait un usage multiple : eau potable, hydroélectricité, irrigation, gravière, milieu naturel, thermalisme, lieu de détente, valeur paysagère, évacuation d’eaux usées, etc. Encore faut-il s’assurer que cet usage intensif n’entame pas cette riche ressource au détriment des générations futures. C’est pourquoi le Service cantonal de la protection de l’environnement, depuis le milieu des années 1970, procède régulièrement au contrôle de la qualité des cours d’eau, c’est-à-dire du Rhône, des cours d’eau latéraux et des canaux de plaine.

Le bilan qui se dégage du dernier rapport en date est jugé globalement positif et repose sur différentes données convergentes :

- Les analyses chimiques, qui permettent de déterminer les concentrations des substances d’origine non naturelle, confirment une qualité le plus souvent bonne à très bonne. Les concentrations en carbone organique sont en nette régression, mais le bilan pour l’ammonium, présent dans les rejets de certaines stations d’épuration et toxique pour les poissons, est un peu moins favorable. Les objectifs de qualité fixés par la loi sont dépassés dans quelque 20% des cas, parfois de manière importante.

- Les analyses bactériologiques sont un excellent indicateur des rejets d’eaux usées ou du lessivage d’engrais de ferme (fumier et purin). La qualité bactériologique des cours d’eau valaisans varie entre très bonne et moyenne, avec quelques tronçons de mauvaise qualité. Les altérations les plus marquées sont observées là où le débit est relativement faible alors que le cours d’eau reçoit des eaux usées ou des substances provenant d’activités agricoles.

- Les indicateurs biologiques, qui reflètent à la fois la qualité de l’eau mais également celle de l’habitat (nature du lit et des berges, obstacles à la migration, etc.), montrent, de manière générale, une dégradation de la qualité du cours d’eau d’amont vers l’aval et permettent d’identifier un certain nombre de secteurs où les altérations du milieu vivant sont liées non seulement à une dégradation de la qualité de l’eau, mais également aux endiguements et aux aménagements hydroélectriques.

Le rapport arrive ainsi à la conclusion que, depuis le début des observations dans les années 1970, la qualité des eaux de surface s’est notablement améliorée grâce en particulier aux efforts consentis en matière d’épuration des eaux usées des ménages, de traitement des effluents industriels et de pratiques agricoles toujours plus respectueuses de l’environnement.

Déficits ponctuels et mesures correctives

Reste que divers tronçons de qualité moyenne à médiocre ont pu être identifiés. Les principales causes de ces déficits, souvent liés à une réduction (trop) importante des débits des cours d’eau, sont attribuables, selon les cas, à des rejets d’eaux usées non épurées en aval de communes qui ne bénéficient pas encore de raccordement, à la dilution et au traitement insuffisant des eaux usées, à des pollutions en aval des STEP industrielles et aux abords de terres agricoles, à des endiguements et des aménagements hydroélectriques qui perturbent la faune et la flore aquatiques, etc.

Sur la base de ces constats, plusieurs mesures correctives sont prévues qui devraient permettre d’améliorer la qualité des cours d’eau valaisans, notamment par l’amélioration du rendement des stations d’épuration communales et industrielles, par des pratiques et des installations appropriées dans les exploitations agricoles, par la réalisation des assainissements exigés des exploitants d’installations hydroélectriques ou encore par les réaménagements de cours d’eau, dont la 3e correction du Rhône, qui visent à augmenter leur capacité d’évacuation des eaux lors des crues et la création d’un habitat adapté à la diversité de la faune et de la flore et à la croissance des capacités d’autoépuration des cours d’eau.

Ce rapport de quelque 150 pages, publié conjointement par le Département cantonal des transports, de l’équipement et de l’environnement et le Service de la protection de l’environnement, est accompagné de fiches détaillées par rivière. Le tout offre ainsi aux acteurs liés de près ou de loin à la gestion du patrimoine "eau" un véritable outil de gestion et de planification.

(Source : rapport et communiqué de presse)


“Qualité des cours d’eau en Valais”
Département des transports, de l’équipement et de l’environnement
Service de la protection de l’environnement
Janvier 2007

Rapport téléchargeable sur le site de l’État du Valais (11500 Ko)




Mots-clés

Glossaire

  • Ablution

    Dans le vocabulaire des religions, l’ablution est un rite de purification du corps, par immersion totale ou par aspersion, pratiqué individuellement ou collectivement dans des situations particulières, notamment après un contact avec des choses jugées impures ou avant un acte religieux comme la prière. Fréquente dans le judaïsme et l’Islam, mais aussi dans le bouddhisme, l’hindouisme et le shintoïsme, l’ablution rituelle a pratiquement disparu de la liturgie chrétienne.

Mot d’eau

  • Longer les fleuves

    « J’aimais les chemins en bordure des fleuves. Aller avec le courant de leur eau et sentir leur respiration au gré de la marche. Les fleuves vivaient. Ils avaient fait les villes. Au cours des dizaines de milliers d’années, ils avaient usé les montagnes, transporté les terres, comblé les mers, puis fait pousser les arbres. Depuis le début des temps, les villes leur appartenaient, et sans doute ne cesseront-elles jamais de leur appartenir. » (Haruki Murakami, "La course au mouton sauvage", 1982)


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