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5 septembre 2008.

Colombie : 2 millions de signatures pour le droit à l’eau

Après les Uruguayens qui en 2004 par voie d’initiative populaire et (...)

Après les Uruguayens qui en 2004 par voie d’initiative populaire et avec une majorité de près des deux tiers des votants avaient inscrit dans leur loi fondamentale le refus de toute privatisation du domaine de l’eau, c’est au tour des citoyens colombiens de se mobiliser pour la même cause. Un comité référendaire a dans ce sens récolté 2’044’267 signatures demandant l’organisation d’un référendum pour que la Constitution nationale consacre elle aussi l’accès à l’eau potable comme un droit humain fondamental.

La proposition de référendum demande la reconnaissance explicite du droit humain fondamental à l’eau potable, la gratuité de son minimum vital, la gestion directe de l’eau par le service public qui ne pourra la déléguer à aucune société tiers et la protection spéciale des écosystèmes essentiels au cycle hydrologique, sources, lacs, rivières, rives et zones humides notamment. Ces différents postulats nécessitent pour cela l’inscription de deux nouveaux articles dans la Constitution, ainsi que l’introduction de paragraphes additionnels dans trois autres articles.

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Remise des 294 cartons de signatures au représentant de la Registraduría Nacional

Dans un premier temps, les services de l’Etat devront procéder à la vérification des signatures et à leur décompte comparé aux données du recensement des électeurs inscrits. Pour que le processus de referendum suive son cours, le total des signatures validées doit représenter au moins 5% du corps électoral, soit environ 1’404’000. C’est la condition sine qua non pour qu’ensuite le comité référendaire puisse présenter son projet de loi devant le Congrès qui a compétence pour décider d’un référendum. (Source texte et photos : Comunicado de prensa, Registraduría Nacional)




Mots-clés

Glossaire

  • Drainage

    En hydrologie, c’est l’écoulement naturel de l’eau vers un cours d’eau. Mais le mot s’applique le plus souvent à l’évacuation artificielle des eaux superficielles d’un terrain par le biais de fossés, de canaux ou de systèmes de pompage. Cela permet notamment d’assainir des zones marécageuses, d’assurer une humidité optimale des espaces agricoles ou de renforcer la stabilité des sols.

Mot d’eau

  • La vie, c’est une eau ...

    “La vie n’est pas ce que tu crois. C’est une eau que les jeunes gens laissent couler sans le savoir, entre leurs doigts ouverts. Ferme tes mains, ferme tes mains, vite. Retiens-la. Tu verras, cela deviendra une petite chose dure et simple qu’on grignote, assis au soleil. Ils te diront tout le contraire parce qu’ils ont besoin de ta force et de ton élan. Ne les écoute pas.” (Jean Anouilh, Antigone, 1944)


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