AccueilRessourcesDocuments

24 mai 2002.

Coalition mondiale contre la privatisation de l’eau (2002)

Suite à sa déclaration fondatrice de Porto Alegre en février 2002, (...)

Suite à sa déclaration fondatrice de Porto Alegre en février 2002, la Coalition mondiale contre la privatisation et la marchandisation de l’eau a tenu sa première réunion à Créteil les 23 et 24 mai 2002 dans le cadre de l’Université de l’eau du Val-de-Marne. Elle s’est donnée comme objectif principal de promouvoir la coopération et le soutien mutuel de ses membres (groupements citoyens, associations, institutions publiques, mouvements…) et s’est fixé quatre buts essentiels.

1) Assurer le droit à l’eau pour tous

Assurer le droit à l’eau pour tout être humain conformément au droit à la vie reconnu par la Déclaration universelle des droits de l’homme, les lois constitutionnelles et les textes fondamentaux d’un très grand nombre de pays du monde, et faire reconnaître ainsi l’eau comme patrimoine commun de l’humanité et ressource fondamentale pour toute la biosphère.

2) Préserver l’eau pour la vie et les générations futures

Mettre fin à l’actuelle utilisation non soutenable (par exemple par les grands barrages et l’irrigation intensive) et non-démocratique de l’eau, source majeure d’insécurité et d’inégalités croissantes en quantité et qualité dans le droit à l’eau .

3) Lutter contre la privatisation et la marchandisation

Renforcer et coordonner les mouvements locaux, nationaux et mondiaux de lutte contre la privatisation et la marchandisation de l’eau par les multinationales promues par les institutions internationales, et pour un retour au service public local, en étroite liaison avec les autres luttes citoyennes (par exemple des usagers, des syndicats, des populations autochtones, etc.) pour la justice, la démocratie, la paix et la solidarité, dont Porto Alegre a mis en évidence la force, la diversité et la pertinence pour la construction d’un autre monde.

4) Mettre en place un modèle innovateur de service public au niveau mondial

Promouvoir et valoriser des régimes publics et démocratiques de la propriété, de la gestion et du contrôle de l’eau par tous les moyens, en particulier le financement collectif et la participation démocratique, dans la solidarité et le respect du droit à la vie des générations futures.

Les participants de la réunion de Créteil venaient des pays (18) et continents suivants
Afrique : Ghana, Maroc, Tunisie
Amérique latine : Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Salvador
Amérique-du-Nord : Etats Unis, Québec
Asie : Inde, Japon, Malaisie
Europe : Belgique, Espagne, France, Italie, Suisse




Mots-clés

À paraître

Glossaire

  • Débâcle

    Dislocation soudaine de la couverture de glace d’un cours d’eau dont les blocs sont alors emportés rapidement par le courant. Lorsqu’il s’agit de la rupture d’une barrière naturelle de glace formant une retenue d’eau, on parle alors de vidange brutale de lac glaciaire (connue sous l’acronyme anglais de GLOF, “Glacial lake outburst flood”). Dans les deux cas, ce phénomène peut entraîner de graves inondations, voire des catastrophes.

Mot d’eau

  • « Et tous ces gens
    dans l’eau ... »

    “Je pense toujours à cette rivière quelque part, avec cette eau qui coule vraiment vite. Et tous ces gens dans l’eau, qui essaient de se raccrocher les uns aux autres, qui s’accrochent aussi fort qu’ils peuvent, mais à la fin c’est trop difficile. Le courant est trop puissant. Ils doivent lâcher prise, se laisser emporter chacun de son côté. Je pense que c’est ce qui nous arrive, à nous.” (Kazuo Ishiguro, "Auprès de moi toujours", 2005)


Contact Lettre d'information