AccueilInfosDossiersEscales culturelles à La Chaux-de-Fonds

2003.

Cinq musées et une bibliothèque font eau commune

La Chaux-de-Fonds, ville horlogère du Haut-Jura neuchâtelois, n’a (...)

La Chaux-de-Fonds, ville horlogère du Haut-Jura neuchâtelois, n’a ni lac, ni fleuve, ni rivière. Mais lorsque ses cinq musées et sa bibliothèque décident d’organiser leurs expositions temporaires 2003 autour d’un thème commun, c’est d’abord à l’eau qu’ils pensent. Du 6 avril au 14 septembre, chacun de ces lieux culturels décline l’eau à sa façon.

"Le sujet était trouvé, explique Hughes Wülser, délégué aux affaires culturelles de la ville. Il pouvait être traité d’un point de vue scientifique, historique, économique, esthétique, littéraire, symbolique, etc. donc chacune des institutions avait la possibilité d’éclairer un chapitre de ce roman protéiforme qui façonne l’histoire de toute communauté."

Des images aquatiques des peintres chaux-de-fonniers aux poèmes et autres écrits inspirés par la proximité du Doubs, "fleuve sombre et lumineux", en passant par l’histoire géologique de la région, par sa quête incessante de l’eau quotidienne et par les innovations techniques indispensables à sa croissance économique, voilà un itinéraire tout tracé.

Une invitation aussi à toujours regarder l’eau non pas avec des œillères - celles du chimiste ou du naturaliste, du paysan ou de l’ingénieur, de l’artiste ou du poète, etc. - mais avec les visions complémentaires qu’en ont les uns et les autres. Bref, l’eau sous toutes ses formes et dans tous ses états. Et sous toutes altitudes et latitudes. (bw)


Les six escales en bref

MUSÉE DES BEAUX-ARTS
Cette eau qui mène la vie ailleurs. Les images de l’eau dans l’oeuvre d’artistes de la ville.

MUSÉE INTERNATIONAL D’HORLOGERIE
L’aventure fabuleuse. La visite d’une vieille épave pour mieux connaître la mesure du temps en mer, l’étanchéité des garde-temps, l’importance de l’eau dans le développement industriel.

MUSÉE D’HISTOIRE
La ruée vers l’eau. Comment à la fin du XIXe siècle La Chaux-de-Fonds alla chercher l’eau à 14 km de chez elle et 400 m plus bas !

MUSÉE D’HISTOIRE NATURELLE
De l’ammonite au héron cendré : 175 millions d’année d’histoire naturelle. Jadis, quand la mer recouvrait le Jura ; aujourd’hui, faune et flore du Doubs et des mares.

MUSÉE PAYSAN ET ARTISANAL
Eau et vie sous l’Ancien Régime : Comment on recueillait l’eau, comment on l’utilisait - Les anciens moulins du Doubs et une "histoire d’eau mystérieuse" en guise de fil rouge.

BIBLIOTHÈQUE DE LA VILLE
Aux sources absentes. Poésie de l’eau et rêveries identitaires. La résonance de l’eau dans l’imaginaire humain, son universalité et son ancrage régional.




Infos complémentaires

BIBLIOGRAPHIE


"Point(s) d’eau"
édité par la Direction des Affaires culturelles de la Ville de La Chaux-de-Fonds,
mars 2003, 176 pages.


INSTANTANÉS D’EXPOSITION(S)


Thèmes du dossier

- De quelques spécialités jurassiennes modelées par l’eau
- Jadis, l’eau à la ferme et au moulin
- La ruée vers l’eau des Montagnons
- La clepsydre, de l’eau pour mesurer le temps qui coule…
- L’Eplattenier, un peintre sur la ligne de partage des eaux
- Écritures au pays des sources absentes

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La Chaux-de-Fonds,
métropole horlogère
(Photo Suisse Tourisme)

Un merci tout particulier à M.Hughes Wülser, délégué aux Affaires culturelles de la ville de La Chaux-de-Fonds, qui nous a donné son aimable autorisation à puiser dans le "catalogue" des expositions POINT(S) D’EAU pour réaliser ce dossier

Mots-clés

Agenda

Mot d’eau

  • Le Lac

    “Si près qu’ils approchent du lac, les hommes n’en deviennent pas pour ça grenouilles ou brochets. Ils bâtissent leurs villas tout autour, se mettent à l’eau constamment, deviennent nudistes… N’importe. L’eau traîtresse et irrespirable à l’homme, fidèle et nourrissante aux poissons, continue à traiter les hommes en hommes et les poissons en poissons. Et jusqu’à présent aucun sportif ne peut se vanter d’avoir été traité différemment”. (Henri Michaux, "La nuit remue", 1935)

Glossaire

  • Limnologie

    Père de la limnologie (du grec "limné", lac, étang), le savant suisse François-Alphonse Forel (1841-1912) parlait d’elle comme de "l’océanographie des lacs". Il la définissait comme la "science des eaux continentales, des eaux stagnantes réunies dans des bassins limités et profonds, qui ne sont ni des fleuves ou rivières, ni des marais ou étangs, ni des eaux souterraines". Aujourd’hui, cette discipline a pris le sens plus large d’étude de tous les aspects écosystémiques des lacs et des grands réservoirs naturels d’eau douce à ciel ouvert.


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