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2 février 2010.

Brésil : feu vert à la construction du barrage géant de Belo Monte

Le ministère brésilien de l’environnement a donné son feu vert au (...)

Le ministère brésilien de l’environnement a donné son feu vert au projet d’usine hydroélectrique de Belo Monte, sur la rivière Xingu, affluent de l’Amazone. Ce barrage, d’une capacité de production de 11’000 MW et d’un coût de 11 milliards de dollars, est très critiqué pour ses impacts écologiques prévisibles et pour ses conséquences sur la vie des populations indigènes.

Le barrage de Belo Monte, dans l’État du Para, sera le deuxième plus grand barrage brésilien après celui de Itaipu, dans le sud, et le troisième au monde après celui des Trois Gorges, en Chine. Selon le ministère brésilien de l’environnement, un appel d’offres devrait être lancé en avril prochain de telle manière que l’usine hydroélectrique puisse commencer à produire de l’énergie en 2015. Elle fournira alors environ 11% de la puissance installée du Brésil (80% de l’énergie électrique brésilienne est d’origine hydraulique). De son côté, le ministère des Mines a défendu le projet, considéré comme prioritaire car il devrait garantir l’énergie électrique nécessaire à la croissance du pays.

Mais ce projet est depuis longtemps l’objet de nombreuses critiques de la part des organisations écologistes, indigènes et sociales, appuyées par de fortes personnalités, tels l’évêque de Xingu, Erwin Kräutler, et le chanteur britannique Sting. Les critiques portent sur un aménagement qui entraînera en même temps l’inondation de quelque 500 kilomètres carrés de terres, donc des déplacements de populations, et l’assèchement d’une partie de la rivière en aval du barrage, avec de lourdes pertes économiques prévisibles pour les populations indigènes et les petits agriculteurs. À quoi s’ajoute le fait que sa construction attirera probablement plusieurs dizaines de milliers de personnes en quête de travail. (Source : agences)




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Glossaire

  • Eau de Javel

    Appellation populaire, du nom d’un quartier parisien, d’une solution aqueuse d’hypochlorite de sodium, de couleur jaunâtre et à forte odeur de chlore, souvent employée, diluée dans l’eau, comme désinfectant, détachant ou décolorant. De nombreux produits ménagers de nettoyage, de lessive et de vaisselle en contiennent à des concentrations variables. Elle est également utilisée pour la potabilisation de l’eau, dans les piscines, dans les stations d’épuration et dans l’industrie, notamment dans les papeteries.

Mot d’eau

  • La communauté, nappe souterraine

    “La communauté est une nappe affective souterraine et chacun boit la même eau à cette source et à ce puits qu’il est lui-même – mais sans le savoir, sans se distinguer de lui-même, de l’autre ni du Fond.” (Michel Henry, "Phénoménologie matérielle", 1990)


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