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27 janvier 2011.

Botswana : les Bochimans du Kalahari retrouvent leur droit à l’eau

En juillet 2010, la Haute Cour du Botswana avait rejeté une (...)

En juillet 2010, la Haute Cour du Botswana avait rejeté une plainte des Boshimans réclamant le droit d’accès à leur puits situé dans la Réserve du Kalahari central, une région extrêmement aride dans laquelle ils s’étaient repliés après avoir été chassés de leurs terres par la colonisation. Une Cour d’appel vient d’annuler cette décision qui prescrivait également tout droit de nouveau forage.

Pour les juges, cette population autochtone a le droit non seulement d’utiliser un bien déjà établi sur leurs terres ancestrales du Kalahari mais également de creuser de nouveaux puits. Le tribunal a ainsi rejeté les arguments du gouvernement qui faisait valoir que la présence des Bochimans dans la réserve n’était pas compatible avec la préservation de la faune sauvage, alors même que de nouveaux puits y ont été forés pour des gîtes touristiques, sans parler des concessions minières qui y ont été accordées.

Selon l’ONG Survival International qui appuyait leurs revendications, la Cour d’appel a également qualifié de traitement dégradant l’attitude du gouvernement à l’égard des Bochimans et l’a engagé à leur rembourser les frais du procès en appel. (Source : agences)

- Lire dans aqueduc.info l’article du 21 juillet 2010 :
La longue lutte des Bochimans du Kalahari pour retrouver leurs puits traditionnels




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Glossaire

  • Débâcle

    Dislocation soudaine de la couverture de glace d’un cours d’eau dont les blocs sont alors emportés rapidement par le courant. Lorsqu’il s’agit de la rupture d’une barrière naturelle de glace formant une retenue d’eau, on parle alors de vidange brutale de lac glaciaire (connue sous l’acronyme anglais de GLOF, “Glacial lake outburst flood”). Dans les deux cas, ce phénomène peut entraîner de graves inondations, voire des catastrophes.

Mot d’eau

  • « Et tous ces gens
    dans l’eau ... »

    “Je pense toujours à cette rivière quelque part, avec cette eau qui coule vraiment vite. Et tous ces gens dans l’eau, qui essaient de se raccrocher les uns aux autres, qui s’accrochent aussi fort qu’ils peuvent, mais à la fin c’est trop difficile. Le courant est trop puissant. Ils doivent lâcher prise, se laisser emporter chacun de son côté. Je pense que c’est ce qui nous arrive, à nous.” (Kazuo Ishiguro, "Auprès de moi toujours", 2005)


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