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5 mai 2009.

Bolivie : la mort d’un glacier archi-millénaire

« Chacaltaya a disparu, le glacier n’existe plus ». Constat de décès (...)

« Chacaltaya a disparu, le glacier n’existe plus ». Constat de décès délivré par Edson Ramirez, chef d’une équipe internationale de chercheurs qui étudiait le glacier depuis 1991. Culminant à 5 395 mètres d’altitude dans la partie bolivienne de la Cordillère des Andes, ce glacier était vieux de 18’000 ans et avait commencé de fondre dans les années 1980.

Il y a une dizaine d’années, rapporte l’envoyé spécial du journal américain The Miami Herald, Edson Ramirez avait estimé que le glacier survivrait jusqu’en 2015. Mais le taux de fonte a quasiment triplé dans la dernière décennie. Pour les chercheurs, cela pourrait s’expliquer par l’interaction à très haute altitude du cumul de gaz à effet de serre et de l’élévation des températures globales moyennes. Il se pourrait dès lors que d’autres glaciers de la région, dans le massif d’Illimani par exemple, fondent plus rapidement que ce qui était imaginé.

Chacaltaya était connu depuis très longtemps comme la piste de ski la plus élevée du monde, par ailleurs équipée d’un remonte-pente rudimentaire. Compte tenu de l’altitude et de ses conditions climatiques extrêmes, on n’y skiait que deux ou trois mois par an jusqu’au moment où, il y a quelques années, la piste a dû être fermée en raison du rétrécissement du glacier. (Source : The Miami Herald)




Mots-clés

Glossaire

  • Drainage

    En hydrologie, c’est l’écoulement naturel de l’eau vers un cours d’eau. Mais le mot s’applique le plus souvent à l’évacuation artificielle des eaux superficielles d’un terrain par le biais de fossés, de canaux ou de systèmes de pompage. Cela permet notamment d’assainir des zones marécageuses, d’assurer une humidité optimale des espaces agricoles ou de renforcer la stabilité des sols.

Mot d’eau

  • La vie, c’est une eau ...

    “La vie n’est pas ce que tu crois. C’est une eau que les jeunes gens laissent couler sans le savoir, entre leurs doigts ouverts. Ferme tes mains, ferme tes mains, vite. Retiens-la. Tu verras, cela deviendra une petite chose dure et simple qu’on grignote, assis au soleil. Ils te diront tout le contraire parce qu’ils ont besoin de ta force et de ton élan. Ne les écoute pas.” (Jean Anouilh, Antigone, 1944)


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