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20 mai 2006.

Barrage des Trois-Gorges : construction terminée

185 mètres de haut, 2,3 kilomètres de long : la Chine a mis la (...)

185 mètres de haut, 2,3 kilomètres de long : la Chine a mis la dernière main à la construction de la principale structure du barrage des Trois-Gorges construit sur le fleuve Yangtsé et qui devient le plus grand barrage hydroélectrique du monde avec une production électrique dépassant les 80 milliards de kilowatts/heure par an.

Mais ce projet, en chantier depuis 13 ans, est encore loin d’être pleinement opérationnel. Il faudra encore compter deux ans avant sa mise totale en service, le temps d’installer les 12 dernières turbines géantes, sur les 26 que comptent les centrales du barrage.

Le coût du barrage est évalué à quelque 22 milliards de dollars (17,2 milliards d’euros). Mais c’est le prix à payer en termes d’impacts environnementaux, culturels et humains qui fait le plus problème : plus de 1,3 million de personnes ont déjà été chassées de chez elles pour faire place à l’ouvrage et à la mise en eau du réservoir, avec au passage la destruction de nombreux villages et d’une partie du patrimoine archéologique de la région des Trois Gorges.

Nombre d’experts insistent également sur le risque de voir le nouveau lac artificiel long de 600 kilomètres devenir un véritable réservoir à pollution où s’accumuleront les déchets des villes situées en amont et dépourvues d’installations adéquates d’épuration des eaux.

Pékin affirme de son côté que lorsqu’il sera totalement opérationnel, le barrage viendra réguler les crues annuelles du fleuve Bleu et éviter ainsi les catastrophes humaines qui ont régulièrement marqué l’histoire chinoise. (Source : agences)




Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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