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19 novembre 2014.

Assainissement de base pour tous : des progrès, mais aussi d’immenses lacunes

L’aide internationale pour améliorer l’approvisionnement en eau et (...)

L’aide internationale pour améliorer l’approvisionnement en eau et l’assainissement pour tous prend de l’ampleur mais d’importantes lacunes dans le financement continuent de freiner les progrès, en particulier dans les zones rurales. C’est le constat posé dans le dernier rapport publié par l’Organisation mondiale de la Santé au nom de la plateforme ONU-Eau.

L’édition 2014 de ce rapport publié tous les deux ans - L’analyse et l’évaluation mondiales sur l’assainissement et l’eau potable (GLAAS) - présente des données en provenance de 94 pays et 23 organismes d’aide extérieure. Il propose une analyse exhaustive des points forts et des difficultés en matière d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène selon les pays.

Au chapitre des bonnes nouvelles, on retiendra d’une part que plus de 80% des pays participant à l’enquête déclarent avoir mis en place une politique nationale pour l’eau potable et l’assainissement et plus de 75% pour l’hygiène, et que, d’autre part, l’aide internationale en faveur de l’eau et de l’assainissement est à la hausse : les engagements financiers dans ce domaine ont augmenté de 30% entre 2010 et 2012, passant de 8,3 milliards de dollars à 10,9 milliards. L’aide est de plus en plus dirigée vers les régions mal desservies, notamment l’Afrique subsaharienne, l’Asie du Sud et l’Asie du Sud-Est. Le rapport GLAAS 2014 met également en évidence l’augmentation des ressources en faveur des populations les plus pauvres.

Malgré ces progrès, 2,5 millions d’hommes, de femmes et d’enfants dans le monde sont dépourvus d’accès à des services d’assainissement de base. Près d’un milliard de personnes continuent de pratiquer la défécation à l’air libre ; 748 millions d’autres n’ont pas facilement accès à une source améliorée d’eau potable. Et des centaines de millions de personnes n’ont ni eau propre ni savon pour se laver les mains, ce qui favorise la propagation de maladies diarrhéiques, deuxième cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans.

Beaucoup d’autres maladies à transmission hydrique comme le choléra, la typhoïde et l’hépatite peuvent donner lieu à des flambées explosives. Un assainissement et une hygiène médiocres peuvent également entraîner des maladies débilitantes qui touchent un grand nombre de personnes dans les pays en développement.

Parmi les difficultés majeures qui peuvent expliquer ces situations, le rapport site l’insuffisance de financement, surtout dans les zones rurales, le défaut de capacité nationale à exécuter les plans du secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, ou encore les négligences de services sanitaires dans les écoles et les établissements de santé.

L’OMS insiste toutefois sur le fait que les investissements dans l’approvisionnement en eau et l’assainissement peuvent produire des bénéfices substantiels pour la santé et le développement humains. Selon ses estimations, chaque dollar investi produit en retour plus de quatre fois ce montant sous forme de réduction des dépenses de santé, ce qui se traduit ensuite par une productivité accrue sur le lieu de travail et une baisse de la pollution de l’environnement. (Source : OMS/ONU-Eau)

- UN-Water Global Analysis and Assessment of Sanitation and Drinking-Water (GLAAS 2014)




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Glossaire

  • Eau de Javel

    Appellation populaire, du nom d’un quartier parisien, d’une solution aqueuse d’hypochlorite de sodium, de couleur jaunâtre et à forte odeur de chlore, souvent employée, diluée dans l’eau, comme désinfectant, détachant ou décolorant. De nombreux produits ménagers de nettoyage, de lessive et de vaisselle en contiennent à des concentrations variables. Elle est également utilisée pour la potabilisation de l’eau, dans les piscines, dans les stations d’épuration et dans l’industrie, notamment dans les papeteries.

Mot d’eau

  • La communauté, nappe souterraine

    “La communauté est une nappe affective souterraine et chacun boit la même eau à cette source et à ce puits qu’il est lui-même – mais sans le savoir, sans se distinguer de lui-même, de l’autre ni du Fond.” (Michel Henry, "Phénoménologie matérielle", 1990)


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