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16 mars 2011.

Algérie : mise en eau de l’aqueduc entre In Salah et Tamanrasset

C’est le projet du siècle, dit-on dans le sud de l’Algérie. À savoir (...)

C’est le projet du siècle, dit-on dans le sud de l’Algérie. À savoir : transférer de l’eau de In Salah à Tamanrasset grâce à plus de 750 km de canalisations aménagées dans des terrains parfois difficiles. Le ministre algérien des ressources en eau, Abdelmalek Sellal, vient de procéder à leur mise en eau. Mais les habitants de la capitale du Hoggar devront attendre encore quelques jours avant de voir cette eau couler aux robinets, car il d’abord indispensable de ‘rincer’ les canalisations, de faire baisser son taux élevé de turbidité et d’assurer sa potabilisation.

Jusqu’à présent, les quelque 300’000 habitants de Tamanrasset, à 1’900 km d’Alger, ne disposaient pour leur approvisionnement en eau que de citernes de 3’000 litres qu’ils ne pouvaient remplir que tous les trois jours. Avec ce projet, leur ville disposera d’un réservoir terminal d’une capacité de 50’000 mètres cubes (et d’un second plus tard).

Selon les hydrogéologues, les eaux des nappes souterraines d’In Salah suffisent largement à couvrir à long terme les besoins de toute la population de la région puisqu’on estime leur potentiel renouvelable à 5 milliards de mètres cubes par an. Six stations de pompage ont été installées le long de l’aqueduc. Une station de déminéralisation pourra traiter jusqu’à 100’000 mètres cubes par jour et d’ici 2014 Tamanrasset devrait également être dotée d’un nouveau réseau d’assainissement.

Les travaux d’installation de la conduite auront duré 38 mois et leur coût s’élève officiellement à 197 milliards de dinars (1,9 milliard d’euros environ). Ils ont été menés conjointement par un groupe d’entreprises chinoises et la société Cosider, le plus grand groupe algérien du secteur du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique. L’exploitation de cette infrastructure et la gestion du transfert d’eau seront assurées par une nouvelle entité publique industrielle et commerciale. (Source : presse algérienne)




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Glossaire

  • Débâcle

    Dislocation soudaine de la couverture de glace d’un cours d’eau dont les blocs sont alors emportés rapidement par le courant. Lorsqu’il s’agit de la rupture d’une barrière naturelle de glace formant une retenue d’eau, on parle alors de vidange brutale de lac glaciaire (connue sous l’acronyme anglais de GLOF, “Glacial lake outburst flood”). Dans les deux cas, ce phénomène peut entraîner de graves inondations, voire des catastrophes.

Mot d’eau

  • « Et tous ces gens
    dans l’eau ... »

    “Je pense toujours à cette rivière quelque part, avec cette eau qui coule vraiment vite. Et tous ces gens dans l’eau, qui essaient de se raccrocher les uns aux autres, qui s’accrochent aussi fort qu’ils peuvent, mais à la fin c’est trop difficile. Le courant est trop puissant. Ils doivent lâcher prise, se laisser emporter chacun de son côté. Je pense que c’est ce qui nous arrive, à nous.” (Kazuo Ishiguro, "Auprès de moi toujours", 2005)


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