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9 décembre 2013.

Accord partiel entre Israéliens, Jordaniens et Palestiniens pour un partage des ressources en eau

Des représentants des gouvernements israéliens, jordaniens et (...)

Des représentants des gouvernements israéliens, jordaniens et palestiniens ont signé à Washington un "protocole d’entente" – qualifié par la Banque mondiale d’étape majeure en termes de coopération régionale – qui devrait permettre de renforcer la gestion des ressources en eau, très limitées dans la région, ainsi que le développement et l’utilisation conjoints de nouvelles ressources hydriques grâce au dessalement d’eau de mer.

Ce protocole d’entente (Memorandum of Understanding) porte sur trois grandes initiatives régionales de partage des eaux qui seront poursuivies au cours des prochains mois par les trois parties signataires, à savoir :
- le développement d’une usine de dessalement des eaux à Aqaba en amont de la Mer Rouge, où l’eau produite sera partagée entre Israël et la Jordanie ;
- l’augmentation de la décharge en eau par Israël du lac de Tibériade pour une utilisation en Jordanie ;
- et la vente d’environ 20 millions de m3/an d’eau dessalée de Mekorot (société publique des eaux d’Israël) à l’Autorité palestinienne de l’eau pour une utilisation en Cisjordanie.

En plus de fournir une nouvelle source d’approvisionnement en eau à une région dont les ressources hydriques sont insuffisantes, cet accord ouvre la voie à une recherche scientifique sur les effets du mélange des eaux de la mer Rouge et celles de la mer Morte. Une partie de l’eau pompée à l’usine d’Aqaba sera en effet acheminée par des canalisations spéciales vers la mer Morte connue pour sa très haute concentration en sel et sur laquelle pèsent des menaces d’assèchement vers le milieu du siècle.

Ce protocole d’entente est le premier aboutissement, limité, d’une coopération menée depuis 2005 entre Israël, la Jordanie et l’Autorité palestinienne autour du Programme d’études d’adduction d’eau mer Rouge - mer Morte. Il a été conclu sous l’égide de la Banque mondiale qui s’est engagée à aider les trois gouvernements à mettre en oeuvre l’accord signé à Washington. (Source : Banque mondiale)




Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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