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26 mars 2008.

Accord historique en Australie pour la gestion du bassin Murray-Darling

À Adelaïde, le premier ministre australien Kevin Rudd et les (...)

À Adelaïde, le premier ministre australien Kevin Rudd et les premiers ministres des Etats (Victoria, Queensland, Nouvelle-Galles du sud, Australie méridionale) liés au bassin Murray-Darling, dans le sud-est du pays, ont mis fin à de longs mois de négociations très agitées. Ils ont décidé de créer une autorité indépendante chargée de la gestion de ce bassin où les flux d’eau ont été particulièrement déficients au cours de la dernière décennie. Le montant du plan adopté porte sur quelque 10 milliards de dollars australiens (6 milliards d’euros). C’est une bonne nouvelle pour les habitants de la région et pour ses agriculteurs.

Outre la création de la nouvelle et unique autorité de bassin, l’accord prévoit que l’Etat de l’Australie méridionale pourra stocker de l’eau grâce aux barrages situés en amont afin d’assurer suffisamment de ressources à la capitale Adelaïde et aux autres villes qui dépendent du bassin pour leur eau potable.

Un milliard de dollars australiens sera investi dans l’État de Victoria de manière à ce qu’il puisse fournir quelque 100 millions de mètres cubes d’eau à ses systèmes d’irrigation et 100 millions d’autres qui seront déversés dans la rivière Murray. Jusque là, cet État avait affiché son opposition au gouvernement fédéral, faute de concessions suffisantes pour la protection de ses propres irrigants. (Source : communiqué du ministère australien de l’environnement)


Le Bassin Murray-Darling, d’une superficie de plus de un million de kilomètres carrés, constitue le plus important réseau hydrographique d’Australie. Il assure l’alimentation en eau de près de 75% des surfaces agricoles irriguées et se trouve au cœur d’une région hébergeant les trois quarts de la population du pays. Le Darling est le plus long cours d’eau d’Australie (2’739 km) avant de rejoindre le Murray long quant à lui de 2’530 km.




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Glossaire

  • Débâcle

    Dislocation soudaine de la couverture de glace d’un cours d’eau dont les blocs sont alors emportés rapidement par le courant. Lorsqu’il s’agit de la rupture d’une barrière naturelle de glace formant une retenue d’eau, on parle alors de vidange brutale de lac glaciaire (connue sous l’acronyme anglais de GLOF, “Glacial lake outburst flood”). Dans les deux cas, ce phénomène peut entraîner de graves inondations, voire des catastrophes.

Mot d’eau

  • « Et tous ces gens
    dans l’eau ... »

    “Je pense toujours à cette rivière quelque part, avec cette eau qui coule vraiment vite. Et tous ces gens dans l’eau, qui essaient de se raccrocher les uns aux autres, qui s’accrochent aussi fort qu’ils peuvent, mais à la fin c’est trop difficile. Le courant est trop puissant. Ils doivent lâcher prise, se laisser emporter chacun de son côté. Je pense que c’est ce qui nous arrive, à nous.” (Kazuo Ishiguro, "Auprès de moi toujours", 2005)


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