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septembre 2004.

À la découverte des rivières genevoises...

Celui qui n’a jamais voyagé du côté de Genève croit toujours que ce (...)

Celui qui n’a jamais voyagé du côté de Genève croit toujours que ce bout de lac n’est qu’une ville, cité ô combien connue hors des frontières et à taille humaine certes. Mais il a peine à croire qu’on y trouve aussi des terres agricoles et de respectables forêts. Et des rivières qui, ma foi, méritent d’être explorées. Ce à quoi la Feuille d’Avis Officielle de la République, dans ses parutions de l’été, invitait ses lecteurs-marcheurs les plus assidus. Il faut tout de même savoir que ce petit territoire, en plus du Rhône qui le traverse, compte pas moins de 195 nants, canaux, ruisseaux et autres rivières, soit quelque 300 kilomètres de cours d’eau.

Chancelier d’État et donc, à ce titre éditeur de la Feuille d’Avis Officielle du canton, Robert Hensler a lui-même signé les prologue et conclusion de cette invitation à l’exploration, sinon à la redécouverte de douze de ces cours d’eau plus ou moins abondants.

« Arve, Drize, Aire ou Rhône, écrit-il, ont certes des liens de parenté et partagent parfois le même lit, il n’empêche que chaque cours d’eau a sa personnalité propre, tantôt féminine, tantôt masculine, avec des eaux glaciaires, torrentielles ou calmes… »

Cela dit, il avoue tout de même quelques regrets. Les berges des rivières genevoises ont subi bien des modifications au fil des décennies et, surtout, la qualité de leurs eaux laisse encore à désirer.

Cependant, depuis 1997, un programme de renaturation est à l’ordre du jour : « retrouver une eau de qualité, recréer des berges et des rives naturelles permettant à la flore et la faune de prospérer, maîtriser les débits et donner plus d’espace aux cours d’eau sont les principaux objectifs de ce projet ».

Cette ambition se traduit notamment dans des « contrats de rivières ». Il faut bien se rendre compte en effet que la majorité des cours d’eau de la région genevoise ont leur source en territoire français.

En clair, explique Robert Hensler, l’efficacité de la politique environnementale est proportionnelle à la qualité de la coopération transfrontalière. D’où l’adoption par Genève de cette formule de partenariat régional née en France.

On l’aura compris : les dix promenades proposées par la Feuille d’Avis Officielle invitent d’abord à la découverte de la nature. Mais elles se veulent aussi une initiation à son caractère fragile et aux moyens de faire barrage aux « dommages collatéraux » de l’urbanisation.

On aurait tort de croire que les balades au fil de l’eau sont réservées aux journées d’été. C’est même le plus mauvais moment pour partir à la découverte des rivières vu qu’elles sont en plein étiage et plutôt du genre maigrichon, quand ce n’est pas carrément « à sec » comme on l’a vu pendant la canicule de 2003. Découvrir les rivières, c’est de toute évidence un plaisir de toutes saisons… (bw)

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Quelque part en territoire genevois, du côté de la Versoix © aqueduc.info

Ces dix promenades qui font référence à des fiches-rivières éditées par le Service cantonal du programme de renaturation des cours d’eau et des rives sont également disponibles sur le site de l’État de Genève : Le Rhône, L’Aire, L’Allondon, L’Arve, La Drize, Le Foron, L’Hermance, La Laire, La Seymaz, La Versoix.



Mots-clés

Glossaire

  • Pénurie

    Les pénuries surviennent lorsqu’il n’y a pas assez d’eau pour satisfaire à la fois les demandes humaines et les besoins de la nature, soit parce que cette eau fait physiquement défaut, soit parce que la demande est excessive ou que la ressource a été surexploitée, soit parce que le manque d’infrastructures, de moyens financiers ou de compétences techniques ne permet pas à une population de s’approvisionner en eau de quantité et de qualité suffisantes, soit aussi parce que des groupes humains sont empêchés par d’autres d’y avoir accès.

Mot d’eau

  • Un grand fleuve

    C’est le destin de tous les grands fleuves que d’être unique au monde, et chacun pour lui sans jamais pouvoir en toucher d’autres autrement que pour l’absorber (...) Le Fleuve, même si proche, ignore tous ses congénères. Il ne se sépare de l’immense nappe souterraine que pour couler aussitôt une âpre vie singulière, isolée par des barrières que jamais son Génie ne surmontera, et delà, on sait vers quel néant marin il se dissout ... (Victor Segalen, 1878-1919)


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