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24 septembre 2020.

À Genève, le Repère Pierre du Niton a 200 ans

La Suisse, qui n’a pas de façade maritime, est donc dans (...)

La Suisse, qui n’a pas de façade maritime, est donc dans l’impossibilité d’établir elle-même des relevés d’altitude à partir de la mer. En 1820 l’ingénieur genevois Guillaume-Henri Dufour avait alors décidé de prendre comme repère d’altimétrie l’un des deux blocs erratiques de granite qui émergent du Léman à proximité immédiate de la rive gauche de la rade de Genève.

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Les deux blocs erratiques de la rade de Genève du côté des Eaux-Vives : au premier plan la « Pierre Dyolin »
et, plus loin, la « Pierre du Niton » proprement dite, qui sert de référence à l’altimétrie suisse. (photo aqueduc.info)

La « Pierre du Niton » (pierre de Neptune, de Neith, autre dieu des eaux, ou du Diable selon les interprétations) et la Pierre Dyolin (la plus grande et la plus proche du rivage) proviennent du massif du Mont-Blanc et ont été transportées jusqu’à cet endroit par le glacier de l’Arve lors de la dernière grande période glaciaire qui en Europe a culminé il y a environ 20 000 ans. Et c’est à partir de ce point de référence que tous les autres points d’altitude de la Suisse ont ensuite été calculés et inscrits sur les cartes nationales, à commencer par la célèbre Carte Dufour au 1:100 000, première carte officielle couvrant intégralement le pays, publiée entre 1845 et 1865.

À l’origine, l’altitude du « Repère Pierre du Niton » avait été fixée à 376.86 mètres par rapport au niveau de la Méditerranée. Mais en 1902, sur la base des mesures faites au marégraphe de Marseille et qui déterminent l’altitude zéro du système géodésique français, elle a été fixée à 373.60 m. (bw)


- En savoir plus sur le site de l’État de Genève
- Voir aussi l’article (et la vidéo) 1820. Les Pierres du Niton s’offrent un destin national publié par la Tribune de Genève (édition du 3 octobre 2020).


- Les deux premières des 25 feuilles de la Carte topographique de la Suisse (carte Dufour) ont été publiées en 1845. Elles montraient les régions montagneuses du Valais et les rives du lac Léman à une échelle de 1:100 000. Pour réaliser cette carte, de nombreux topographes et autres spécialistes ont parcouru le territoire national. À l’occasion du 175e anniversaire de cette publication, l’Office fédéral de topographie swisstopo a mis en ligne une application interactive qui permet de suivre leurs traces et de montrer les points essentiels de la carte.



Mots-clés

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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