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22 mars 2009.

22 mars, Journée mondiale de l’eau

La traditionnelle Journée mondiale de l’eau est placée cette année (...)

La traditionnelle Journée mondiale de l’eau est placée cette année sous le thème des eaux transfrontalières. Compte tenu des multiples bassins fluviaux et aquifères qui ne s’arrêtent pas aux frontières politiques des États, il faut, disent les instances onusiennes qui parrainent l’événement, encourager les chances de coopération internationale que peut occasionner la gestion de ces ressources en eau. C’est une occasion de renforcer le respect, la compréhension et la confiance entre les pays, et de promouvoir la paix, la sécurité et la croissance économique de manière durable.

Près de 40% de la population mondiale vit dans des bassins versants ou sur des aquifères partagés par deux pays ou plus. Le registre international des bassins ne compte pas moins de 263 bassins transfrontaliers, cours d’eau ou lacs. Et 145 pays nations ont au moins une partie de leur territoire située sur un bassin transfrontalier. Le plus bel exemple en la matière est le bassin du Danube partagé par 18 pays riverains. À cela s’ajoutent les grands réservoirs naturels souterrains : 270 aquifères transfrontaliers ont été recensés jusqu’à présent.

Vu que chaque pays – quels que soient son niveau de développement, ses intérêts économiques et ses options politiques – s’efforce de satisfaire ses besoins en eau avec ses propres ressources, parfois limitées, d’aucuns prévoient à l’avenir l’émergence de nouveaux et nombreux conflits. Mais, rappellent les historiens, la réponse la plus fréquente aux problèmes de gestion d’eaux transfrontalières est la coopération, et non la guerre. Au cours des 60 dernières années, plus de 300 accords internationaux relatifs à l’eau ont été signés et seuls 37 cas de violences entre États autour de cette ressource ont été rapportés.

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Le Rhône, en aval du village genevois de Chancy, là où il sort de Suisse et entre en France (photo aqueduc.info)

Encore faut-il que ces accords soient appliqués, améliorés et multipliés. On notera entre autres que la ‘Convention des Nations Unies sur le droit relatif aux utilisations des cours d’eau internationaux à des fins autres que la navigation’ a certes marqué des progrès dans ce domaine particulier de la gestion des ressources partagées. Elle a été signée en 1997 après quasiment trois décennies de négociations. Mais 16 États seulement l’ont à ce jour ratifiée alors qu’il en faudrait au moins 35 pour qu’elle entre en vigueur. Ce qui, vraisemblablement, ne sera jamais le cas. (bw)




Infos complémentaires

Voir le site officiel
de la Journée mondiale
de l’eau 2009


- Lire aussi :
Journée de l’eau :
un flot de belles paroles ?

Interview de
Bernard Weissbrodt,
éditeur de aqueduc.info,
sur le site de swissinfo

Mot d’eau

  • Contempler l’eau

    “Je ne connais pas d’occupation plus totale de soi que de contempler l’eau, surtout l’eau mi-morte. À la fois plaisir et souffrance, divertissement de chaque minute et ennui compact des heures, plénitude et vide ; on vit avec une profonde et sourde intensité en même temps qu’on se détache et s’oublie, on se pétrit et on se délite dans une contradiction dont on ne cherche pas la clé, et il y en a certainement une, mais inutile. À quoi bon comprendre ?” (Alexandre Arnoux, “Rhône, mon fleuve”, 1967)

Glossaire

  • Porosité, perméabilité

    Les deux mots ne doivent pas être confondus car une roche poreuse (un grès par exemple) peut être perméable ou imperméable. On parle de la porosité d’un milieu, d’un sol ou d’une roche lorsqu’ils comportent des pores, c’est-à-dire des vides et des interstices de petite taille parfois microscopique. Le calcul de la porosité permet d’évaluer la capacité de stockage d’un milieu. On parle de perméabilité d’un milieu lorsqu’il est apte non seulement à se laisser pénétrer par un fluide, mais également à être complètement traversé par lui.


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