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2 février 2012.

2 février 2012 : Journée mondiale des zones humides

2 février 2012 La Journée mondiale des zones humides, qui chaque (...)

2 février 2012

La Journée mondiale des zones humides, qui chaque année commémore la signature en 1971 de la Convention de Ramsar pour la protection des écosystèmes, est placée, en cette année 2012, sous le thème : " Le tourisme dans les zones humides : une expérience unique".

Les zones humides, leur végétation et leur faune sauvage, occupent une place importante dans les destinations du tourisme mondial : des visites de grottes calcaires aux randonnées dans des panoramas côtiers, de l’observation des oiseaux dans les marais à celle des poissons lors de plongées sous-marines, la planète offre un nombre infini d’occasions de découvertes de ce patrimoine naturel lié aux ressources en eau.

Cette forme de tourisme dans les zones humides n’est pas sans valeur économique. On estime à près de mille milliards de dollars les dépenses liées chaque année de par le monde à cette forme de loisirs. Ce qui n’est pas sans bénéfices non plus pour les économies locales et nationales en termes d’emplois et de revenus. Si elles sont bien gérées, ces activités touristiques peuvent se révéler également très profitables à l’environnement.

C’est pourtant loin d’être toujours le cas. Un développement non contrôlé des infrastructures touristiques menace nombre de sites - plages, mangroves, récifs coralliens - qui ont pour point commun une grande vulnérabilité aux perturbations de leurs écosystèmes. Il peut avoir également des impacts négatifs sur les communautés indigènes lorsqu’elles sont privées de leurs moyens de subsistance. Et on ne mesure pas toujours l’immense pression que font peser sur les ressources locales la satisfaction des besoins de la restauration et de l’hôtellerie. La surexploitation des sources et des nappes souterraines comme l’insuffisance des installations d’assainissement finissent souvent par causer des dommages parfois irréversibles aux écosystèmes des zones humides continentaux et côtiers.

En collaboration avec l’Organisation mondiale du tourisme, le Secrétariat de la Convention de Ramsar entend faire la promotion d’un "tourisme responsable" : cela suppose que l’on veille plus que jamais à la bonne gestion des pratiques touristiques à l’intérieur et autour des zones humides et que l’on propose aux visiteurs des moyens d’information et de sensibilisation à la valeur des zones humides.

Cette préoccupation sera également au cœur des débats de la prochaine session, agendée pour le mois de juillet prochain à Bucarest, de la Conférence des Parties contractantes à la Convention de Ramsar. Ce sera la première fois, depuis sa création, que cette organisation internationale abordera directement la thématique du tourisme durable dans les zones humides. Un projet de résolution y sera proposé pour favoriser la réalisation de cette ambition aux niveaux national et local.
(Source : Secrétariat de la Convention de Ramsar)

- En savoir plus sur le
Secrétariat de la Convention de Ramsar




Infos complémentaires

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:: ÉCOTOURISME

Selon l’Organisation mondiale du tourisme, le terme "écotourisme" est utilisé pour se référer aux formes de tourisme qui présentent les caractéristiques suivantes :

- Toutes les formes de tourisme basées sur la nature dans lesquelles la principale motivation des touristes est l’observation et la jouissance de la nature ainsi que des cultures traditionnelles qui prévalent dans les zones naturelles.
- Cette forme de tourisme intègre des caractéristiques éducatives et d’interprétation du milieu.
- Elle est généralement, mais pas exclusivement, organisée à l’intention de petits groupes de personnes par des voyagistes spécialisés. Les partenaires fournisseurs de services à la destination sont en général de petites entreprises locales.
- Elle minimise les impacts négatifs sur l’environnement naturel et socioculturel.
- Elle contribue à la protection des zones naturelles utilisées comme centres d’intérêt écotouristique :
* En étant source d’avantages économiques dont profitent les communautés, les organisations et les autorités de la région-hôte chargées de la préservation des zones naturelles ;
* En créant des emplois et des possibilités de revenus pour les communautés locales ;
* En renforçant la prise de conscience des résidents et des touristes quant à la nécessité de protéger le patrimoine naturel et culturel.

(Source : Organisation mondiale du tourisme)

Mots-clés

Glossaire

  • Débit résiduel

    Volume d’écoulement qui subsiste après un prélèvement dans un cours d’eau (par exemple pour des besoins d’irrigation ou de production d’énergie). Maintenir un minimum de débit et de profondeur d’eau en aval d’une installation est absolument indispensable pour préserver la qualité de l’eau, assurer la recharge des nappes souterraines, protéger la faune et la flore et offrir des possibilités de loisirs. En Suisse, le débit résiduel minimal à garantir dans les cours d’eau à débit permanents est défini par la législation fédérale.

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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