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25 novembre 2009.

11 millions de Russes privés d’eau potable

Selon le vice-Premier ministre russe Alexandre Joukov, qui (...)

Selon le vice-Premier ministre russe Alexandre Joukov, qui s’exprimait lors d’un forum international à Moscou, 11 millions de personnes en Russie boivent une eau impropre à la consommation et 30 millions de ruraux n’ont pas d’accès à un réseau d’eau.

Le Forum international ‘Pure Water 2009’, qui se tenait les 24 et 25 novembre à Moscou, a donné l’occasion à plusieurs dirigeants russes de s’exprimer sur le sujet.

Le président Dmitri Medvedev, d’abord, pour souligner que la Russie possède près d’un quart des ressources en eau douce de la planète et que ce pays est tout à fait capable de relever les défis de l’approvisionnement en eau potable grâce à son potentiel scientifique et technique, et avec l’appui des investisseurs étrangers.

Le premier ministre Vladimir Poutine, ensuite, pour appeler à une action internationale concertée afin de résoudre la crise mondiale de l’eau et de lutter contre sa pollution et son gaspillage.

Le vice-premier ministre Alexandre Joukov s’est quant à lui voulu rassurant sur la situation intérieure. Certes la Russie connaît d’immenses problèmes en raison de la mauvaise qualité de son eau et de l’inefficacité de son système d’approvisionnement, mais elle va investir plus d’un demi-milliard de dollars dans un vaste programme national pour améliorer la qualité de l’eau et sa distribution à l’ensemble des ménages russes (la Russie compte actuellement quelque 142 millions d’habitants).

Plus encore : à en croire Boris Gryzlov, président de la Douma, la chambre basse du parlement russe, la Russie a un tel potentiel de ressources hydriques et de capacités technologiques qu’elle devrait pouvoir, dans une dizaine d’années, exporter de l’eau potable vers ses voisins qui en ont le plus besoin, en particulier le Kazakhstan et les autres républiques d’Asie centrale. (Source : agences)

- The International Forum "Pure Water 2009"




Mots-clés

Glossaire

  • Débit résiduel

    Volume d’écoulement qui subsiste après un prélèvement dans un cours d’eau (par exemple pour des besoins d’irrigation ou de production d’énergie). Maintenir un minimum de débit et de profondeur d’eau en aval d’une installation est absolument indispensable pour préserver la qualité de l’eau, assurer la recharge des nappes souterraines, protéger la faune et la flore et offrir des possibilités de loisirs. En Suisse, le débit résiduel minimal à garantir dans les cours d’eau à débit permanents est défini par la législation fédérale.

Mot d’eau

  • « Le fleuve me hantait »

    "La proximité de sa grandeur réveillait en moi une antique terreur des eaux qui, en présence des rivières et des fleuves, même vus du rivage, me tourmente l’âme. La fluidité des eaux fluviales, lentes ou rapides, me trouble, où je décèle un monde à demi visible de formes fugitives qui tentent et parfois fascinent l’âme inattentive. Ce sont des êtres sinueux et insinuants que les fleuves et les rivières, même farouches." (Henri Bosco, "Malicroix", 1948)


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