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Informations en bref et en vrac


Informations en bref et en vrac


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Apr 11

Les profondeurs du Léman n’ont été que partiellement brassées durant l’hiver

Le dernier brassage hivernal des eaux du Léman a atteint une profondeur de 200 mètres. Il n’a donc pas été complet (le fond du lac se situe à plus de 300 mètres) et les couches les plus profondes n’ont pas pu profiter de ce phénomène naturel pour se réalimenter en oxygène. Le dernier brassage complet a eu lieu en 2012 et s’était limité à quelque 100 à 150 m au cours des dernières années. Le taux d’oxygène dans le fond du lac étant actuellement inférieur aux exigences légales (4 mg/L), il est nécessaire de continuer à limiter les apports en phosphore qui favorisent la prolifération des algues. (Information CIPEL, Commission internationale pour la protection des eaux du Léman.)


Apr 5

Feu vert du Tribunal fédéral au rehaussement du barrage du Grimsel

Le barrage du Grimsel, dans l’Oberland bernois, pourra être rehaussé. Le Tribunal fédéral a annulé la décision prise en 2015 par le Tribunal administratif du canton de Berne à l’encontre du groupe énergétique KWO (Forces motrices de l’Oberhasli) qui projette de surélever les deux murs du barrage et de relever de 23 mètres le niveau d’eau de la retenue. Dans un premier temps, le législatif bernois avait donné son aval au projet mais plusieurs organisations écologistes, estimant qu’il est incompatible avec la protection des sites marécageux, avaient alors fait recours et obtenu gain de cause auprès des instances judiciaires cantonales. Celles-ci viennent donc d’être désavouées par les juges fédéraux et devront réexaminer le dossier. Affaire à suivre.

- Voir la décision du Tribunal fédéral


Apr 5

Du perchlorate dans une nappe phréatique genevoise

Des traces de perchlorate, "anormalement élevées, mais sans risques avérés pour la santé des consommateurs", ont été relevées par le laboratoire cantonal dans des échantillons d’eau prélevées dans la nappe phréatique du Genevois qui constitue la plus importante réserve en eau potable souterraine du canton, entre Arve et Rhône. Les Services industriels ont alors décidé de s’approvisionner en eau uniquement dans le lac Léman en attendant que les recherches permettent d’identifier la source de cette pollution. Les perchlorates, que l’on ne trouve que rarement à l’état naturel, sont principalement utilisés comme oxydant dans les munitions d’armes à feu et d’engins pyrotechniques, mais aussi dans les dispositifs d’airbags. (Source : communiqué SIG)


Apr 3

Un tamis en graphène pour désaliniser l’eau de mer

Des chercheurs de l’Université anglaise de Manchester, connue depuis plusieurs années pour ses recherches sur le graphène, un matériau dérivé du graphite, ont annoncé dans la revue Nature Technology avoir développé des membranes d’oxyde de graphène capables notamment de filtrer l’eau de mer et d’en retenir le sel. Le potentiel de ce genre de tamis constitué d’atomes de carbone était déjà connu mais jusqu’ici ce dispositif une fois immergé s’était révélé instable. Les chercheurs ont maintenant trouvé un moyen de contrôler avec précision la taille nanoscopique des pores de ce treillis et leur découverte représente une importante avancée vers la mise au point de nouvelles technologies de désalinisation, moins gourmandes en énergie et meilleur marché. (Source : The University of Manchester)

- Jijo Abraham & al., "Tunable sieving of ions using graphene oxide membranes", Nature technology, 3 april 2017.


Mar 31

Des tonnes de munitions gisent dans le Léman genevois

L’immersion volontaire de munitions non utilisées était pratique courante, après la Seconde guerre mondiale notamment, y compris dans les lacs suisses. Le Léman genevois n’y a pas échappé, rappelle La Tribune de Genève qui consacre un dossier à la présence "encombrante et méconnue" de munitions dont une entreprise privée et l’armée se sont jadis débarrassées non sans l’aval des autorités de l’époque. Le gouvernement cantonal se veut aujourd’hui rassurant : il n’y aurait pas de risque de contamination des eaux. Mais en l’absence d’études sérieuses sur ces dépôts encore mal localisés, la question est posée : serait-il raisonnable, dans ces conditions, d’ouvrir en ces lieux un vaste chantier comme celui d’une traversée du lac ?


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