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Informations en bref et en vrac


Informations en bref et en vrac


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Nov 4

Du plomb dans l’eau potable au Canada

Les réseaux d’eau de plusieurs villes canadiennes présentent des niveaux de plomb qui excèdent les limites autorisées par la législation nationale. C’est la conclusion d’une vaste recherche menée pendant une année sous les auspices de l’Institut du journalisme d’enquête de l’Université Concordia de Montréal en collaboration avec plusieurs organes de presse, dont Le Devoir. Selon les experts qui ont analysé et validé les données recueillies, on trouve dans presque toutes les provinces des villes ayant des problèmes de plomb dans l’eau similaires sinon pires que ceux qu’a connus la ville américaine de Flint en 2016 [1].

Diverses raisons sont avancées pour expliquer ces contaminations : "une eau très corrosive, des milliers de kilomètres de conduites en plomb enfouies et des méthodes de dépistage désuètes [qui] forment un cocktail inquiétant à plusieurs endroits". La sous-estimation de la gravité du problème pourrait être due également aux méthodes de prélèvement et d’analyse utilisées par les services de l’eau. Le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal, entre autres, ont d’ores et déjà annoncé des mesures visant à éliminer les concentrations de plomb et protéger la santé de la population.


Oct 29

La menace de montée
des eaux aurait été
sous-estimée

Selon une étude parue dans la revue scientifique Nature Communications, ce sont 300 millions de personnes, et non pas 80 millions comme le supposaient de précédentes estimations, qui d’ici 2050 devraient faire face à des inondations côtières au moins une fois par an. Deux chercheurs américains de Princeton (New Jersey) ont revu à la hausse les données d’altitude des zones littorales dont les scientifiques disposaient jusqu’à présent. Dans les relevés habituels, le niveau du sol était en effet souvent confondu avec les toits des habitations et le sommet des arbres, et cette erreur a fait sous-estimer considérablement la superficie des terres menacées par les marées hautes et les tempêtes de forte intensité. La grande majorité des populations concernées sont celles qui occupent les régions côtières asiatiques (Chine, Bangladesh, Inde, Vietnam, Indonésie et Thaïlande).


Oct 15

En 5 ans, les glaciers suisses ont perdu 10 % de leur volume

Suite aux vagues de chaleur de l’été 2019, la fonte des glaciers a atteint en Suisse des niveaux records. Les mesures publiées par la Commission d’experts sur les réseaux de mesure cryosphérique de l’Académie des sciences naturelles montrent que les masses de neige et de glace qui ont fondu en deux semaines, fin juin et fin juillet, correspondent à la consommation nationale annuelle d’eau potable. Au cours des cinq dernières années, les glaciers suisses ont perdu 10 % de leur volume. C’est la plus importante des pertes jamais observée depuis plus de cent ans dans les séries de données.

Il faut toutefois noter des différences régionales dans le bilan 2019. A l’est et au nord des Alpes, les pertes ont été plus importantes que la moyenne de la dernière décennie. Sur de nombreux glaciers, comme ceux de Silvretta (Grisons) et Tsanfleuron (Vaud/Valais,) l’épaisseur moyenne de la glace a diminué de un à deux mètres. Dans la région du Gothard, cependant, les conditions ont été plus favorables en raison des fortes chutes de neige de l’hiver : certains glaciers, tels ceux de St.Annafirn (Uri) et du Basòdino (Tessin) ont enregistré des pertes relativement faibles. (Source : Académie suisse des sciences naturelles)


Oct 4

Des infos en ligne sur la diplomatie de l’eau

"The Water Diplomat" : c’est le nom d’une nouvelle plateforme en ligne (en anglais) qui vient d’être lancée à Genève et qui proposera chaque mois une lettre gratuite d’informations sur les enjeux politiques et diplomatiques de la gestion de l’eau dans le monde. Ce nouvel outil médiatique, qui s’adresse à toute personne désireuse de s’informer sur l’actualité de l’hydropolitique, est le fruit d’un partenariat entre OOSKAnews, un éditeur basé aux États-Unis et en Écosse, spécialisé dans la diffusion d’informations internationales sur le secteur de l’eau, et le Geneva Water Hub, un pôle d’excellence en hydrodiplomatie rattaché à l’Université de Genève qui a pour objectifs de promouvoir l’eau comme un instrument de paix et de coopération et de participer à la prévention d’éventuels conflits liés à l’eau. Ce faisant, les initiateurs de cette plateforme entendent participer activement à la promotion et à la mise en œuvre des recommandations faites en 2017 par le Groupe mondial de haut niveau sur l’eau et la paix.


Aug 18

Requiem pour un glacier islandais ...

Les autorités islandaises ont officiellement inauguré une plaque commémorative dédiée à l’Okjökull, le premier glacier de l’île à avoir perdu son statut dès 2014 car ses caractéristiques ne correspondaient plus aux critères scientifiques définis par les glaciologues pour qu’il puisse être encore considéré comme un véritable glacier. En 1890, l’Okjökull avait une superficie de 16 km2 de surface, le réchauffement climatique l’a aujourd’hui quasiment rayé de la carte.

"Un mémorial dédié à un glacier perdu est peut-être le meilleur moyen de comprendre pleinement ce à quoi nous sommes confrontés, explique Cymene Howe, professeure à la Rice University de Houston (USA), à l’origine de ce projet de mémorial. Nous autres anthropologues sommes sensibles au pouvoir des symboles et des cérémonies qui peuvent susciter des émotions, même pour quelque chose d’aussi lointain qu’un glacier qui n’est plus maintenant que de la ’glace morte’."

Une lettre pour l’avenir

Ok est le premier glacier islandais à perdre son statut de glacier.
Au cours des 200 prochaines années,
tous nos glaciers devraient connaître le même sort.
Ce monument atteste que nous savons ce qui se passe
et ce qui doit être fait.
Vous seuls savez si nous l’avons fait.

Le texte de ce mémorial est de l’écrivain islandais Andri Snær Magnason. La mention 415 ppm CO2 fait référence au niveau record de concentration de dioxyde de carbone enregistré dans l’atmosphère en mai 2019. (Photo Grétar Thorvaldsson/Málmsteypan Hella - Rice University)

… et pour un glacier suisse aussi

Le 22 septembre 2019, quelque 250 personnes, en habits de deuil, se sont retrouvées au pied du Pizol dans les Alpes glaronaises pour y déposer une couronne de fleurs et vivre une cérémonie d’adieu à ce glacier proche de la disparition. Situé sur un versant nord et à une altitude relativement basse (2630 à 2780 m d’altitude), ce qui a pour conséquence qu’il dépend fortement de la quantité de neige qu’il reçoit pendant l’hiver, la superficie de ce glacier n’est plus que de 6 hectares environ, selon les mesures du réseau suisse de relevés glaciologiques (GLAMOS).

Cette commémoration était organisée par plusieurs ONG suisses, dont l’Association suisse pour la protection du climat qui en avril dernier a lancé la récolte de signatures en faveur d’une initiative populaire fédérale « Pour un climat sain (initiative pour les glaciers) » qui demande en particulier que plus aucun carburant ni combustible fossiles ne soit mis en circulation en Suisse à partir de 2050.

- Site web de la commémoration au Pizol.


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