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Informations en bref et en vrac


Informations en bref et en vrac


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Mar 22

L’Atlas hydrologique de la Suisse a 30 ans

L’Atlas hydrologique de la Suisse (HADES) est né en mars 1988, un outil que l’on jugeait alors indispensable "à une protection efficace des eaux, à leur utilisation optimale ainsi qu’à la protection de la population et de ses biens contre les dangers d’inondations". Depuis la première série de cartes publiée en 1992, l’atlas est devenu un programme global et propose un large éventail de produits : des cartes imprimées et la base de données qui leur est associée, du matériel d’enseignement destiné aux écoles secondaires, une série d’excursions « En route à travers le monde aquatique » et, depuis 2016, une plateforme numérique de visualisation 3D. S’y ajoute aujourd’hui une nouvelle plateforme de données et d’analyse qui ouvre des possibilités inédites d’analyse et d’agrégation pour plus de 4500 bassins versants.

- Site web de l’Atlas hydrologique de la Suisse
- Voir le dossier de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV)


Mar 15

Un piège à métaux lourds pour purifier l’eau

Des chimistes de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ont développé un nouveau matériau capable d’éliminer les métaux lourds dans l’eau et de la rendre potable en l’espace de quelques secondes. Il s’agit, selon le communiqué de presse de l’EPFL, d’"un composite stable dans l’eau, qui fait recours à des matériaux peu coûteux, respectueux de l’environnement et biologiquement inoffensifs" et "qui peut rapidement et sélectivement éliminer les quantités élevées de métaux lourds dans des échantillons d’eau réelle, comme le plomb et le mercure". Ce système a été testé pour l’extraction de plomb dans divers échantillons d’eau provenant du Rhône, de la Méditerranée et d’une station suisse d’épuration des eaux usées.

- Les résultats de cette recherche ("Rapid, Selective Heavy Metal Removal from Water by a Metal–Organic Framework/Polydopamine Composite) ont été publiés sur le site ACS Central Science de l’American Chemical Society.


Mar 14

Des traces de plastique dans de l’eau en bouteille

Des tests réalisés par des chercheurs de l’Université d’État de New York sur plus de 250 bouteilles provenant de 9 pays différents et commercialisées par 11 marques différentes ont révélé dans plus de 9 échantillons sur dix une contamination par du plastique, notamment du polypropylène, du nylon et du polyéthylène téréphtalate (PET). Selon les résultats de ces analyses publiées par le réseau transnational d’information Orb Media, ce sont 10,4 particules de plastique d’une taille de 0,10 millimètre qui ont été trouvées en moyenne par litre, et beaucoup plus encore s’agissant de particules plus fines. Selon la responsable de cette recherche, cité par l’AFP, la plupart de ces particules proviendraient de la bouteille elle-même, de son bouchon et du processus d’embouteillage. Une précédente étude avait montré que l’eau du robinet pouvait elle aussi contenir des particules de plastique mais dans une moindre mesure (5,45 par litre dans des échantillons européens).


Feb 13

Sécheresse : l’Afrique du Sud déclare l’état de catastrophe naturelle

Au vu de la sécheresse historique qui frappe depuis des mois la ville du Cap, dans le sud-ouest, menacée d’une rupture d’approvisionnement en eau potable, les autorités sud-africaines ont proclamé l’état de catastrophe naturelle dans tout le pays. La gestion de la crise a été confiée au gouvernement et toutes les institutions de l’État sont mandatées pour mettre en œuvre les plans d’urgence, l’aide immédiate et les mesures de construction » nécessaires.

Le Cap, deuxième agglomération du pays, connaît actuellement sa pire sécheresse depuis un siècle. Les réserves d’eau sont au plus bas et l’on s’attend à ce que les robinets puissent être prochainement à sec. Ce "Jour Zéro", fixé dans un premier temps à la mi-avril, pourrait survenir le 4 juin, selon les calculs de la municipalité. (agences)


Feb 1

La France n’inscrira pas le droit à l’eau dans sa Constitution

L’Assemblée nationale française a formellement rejeté une proposition de loi constitutionnelle, présentée par le groupe parlementaire de La France insoumise emmené par Jean-Luc Mélenchon, et visant à faire de l’accès à l’eau un droit inaliénable.

Cette proposition stipulait que "L’eau est un bien commun de l’humanité. Toute personne a le droit fondamental et inaliénable d’accéder, gratuitement, à la quantité d’eau potable indispensable à la vie et à la dignité, prioritairement à tout autre usage. L’approvisionnement en eau potable des habitants, et son assainissement, sont assurés exclusivement par l’État ou les collectivités territoriales, directement et de façon non lucrative".

La majorité des députés, opposée à ce projet d’article constitutionnel, ont fait valoir que "le droit d’accéder à l’eau potable dans des conditions économiquement acceptables par tous" figure déjà explicitement dans la loi de 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques et qu’il n’était donc pas nécessaire de l’inscrire de manière redondante dans la Charte fondamentale.

Les députés se sont en particulier opposés à deux des principes avancés par la proposition : d’une part la gratuité du service de l’eau, car selon eux c’est à la collectivité qu’il appartient de garantir l’accès à ce bien commun et de le faire en suivant la règle qui veut que "l’eau paie l’eau" ; d’autre part le fait de réserver la gestion de l’eau aux collectivités publiques, lesquelles seraient alors contraintes de gérer l’eau en régie directe et n’auraient plus la possibilité de déléguer ce service au secteur privé. Ce qui, selon la ministre Jacqueline Gourault, "contredirait directement le principe de libre administration des collectivités et serait délétère pour la qualité du service proposé par les collectivités n’ayant pas les ressources techniques, humaines ou financières nécessaires". (bw)


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